Cœurs d’acier

Les Hommes iront dans l’Espace, pour de vrai, un jour

Mais il n’y a aucune raison qu’ils n’y apportent pas leurs petits travers, comme celui de se mettre régulièrement sur la figure. C’est pourquoi certains ont imaginé un futur de feu nucléaire, de lasers, masers et autres grasers.

 

 

 

 

L’Atalante abrite d’ailleurs un certain nombre d’entre eux, chacun avec sa propre voix.

Ainsi, si la géopolitique vous intéresse, n’hésitez pas à investir la série « Honor Harrington » de David Weber dans laquelle il recrée l’affrontement entre l’Angleterre et la France napoléonienne.
Si vous avez envie d’aller voir sous le capot le fonctionnement d’une communauté d’êtres humains engagés pour en tuer d’autres, alors allez voir du côté de Jack Campbell. De gigantesques vaisseaux y virevoltent, propulsés par du courage, de l’amitié, de la vengeance mais aussi du carriérisme ou de la trahison. Vous y vivrez les conséquences d’une guerre trop longue et d’une morale sacrifiée.

Si vous cherchez plus de légèreté, alors allez plutôt voir du côté de chez John Scalzi, sa prose humoristique vous charmera tout en vous embarquant malgré vous sur un terrain glissant : A-t-on le droit de buter les aliens, étant donné qu’ils ne sont pas humains ? Qui est-on quand on endosse un corps différent (vert) ?  Que nous doit la personne qui occupe le corps de son épouse décédée ? La survie de l’espèce du singe sans poil prime-t-elle tout autre droit ?

Enfin, si vous aimez la trouille, la lâcheté, euh… pardon, la furtivité et les combats désespérément inégaux, plongez-vous dans notre nouvel auteur cajun, Paul Honsinger. Celui-ci vous fera vivre le quotidien de quelques centaines d’hommes enfermés dans une boîte de métal noire à l’affût des rares photons trahissant la présence d’autres vaisseaux à l’affût…

Car ce vaisseau est un peu l’équivalent de nos anciens sous-marins, petit, fragile et surclassé. Mais qu’il parvienne à lâcher un de ses missiles par surprise dans le défaut de la cuirasse et KABOOOOMMMM !

Et qu’importe la taille de l’adversaire 😉

Une guerre de lâche, me direz-vous. Sans doute, mais c’est le prix de la survie, car, ne le répétez pas aux médias défaitistes, l’Humanité est en train de perdre cette guerre.

Un second tome vient de sortir dans lequel le capitaine Maxime Robichaux devra affronter toute une flotte krag … avec l’aide des meilleurs penseurs du conflit : toujours faire voir à l’ennemi ce qu’il a envie de croire.

 

Le second tome 😉

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain Kattnig

 

P.S. Et pour les Bisounours parmi nous qui ne croient pas en la guerre, n’oubliez pas notre chef-d’œuvre pacifiste : L’Espace d’un an.

 

Le Grand Livre de la Fin du Monde : « Extinction Game », Gary Gibson

… et tout finit par des livres. Comment pouvait-il en être autrement ? J’ai tenté dans les deux billets précédents de vous introduire à la fin des temps. La lecture de la Bible se faisant plus rare, l’Apocalypse doit bien s’abreuver à de nouvelles sources, non ?

Or Gary Gibson, l’auteur, trouvant peut-être que les efforts manifestés par ses collègues étaient insuffisants, a décidé d’écrire LE livre définitif sur le sujet.

⊕LE GRAND LIVRE DE LA FIN DU TEMPS⊕

Comme il est difficile de détruire plusieurs fois la même Terre, l’auteur a dû improviser. Il s’est appuyé sur l’idée à la mode chez les physiciens des univers qui ne cessent de se démultiplier. Il s’est alors mis joyeusement à nous inventer moult fins du monde – vous avez d’ailleurs déjà eu droit aux catastrophes cosmiques qui attendent notre planète ainsi qu’aux bactéries&virus prêts à festoyer sur nos restes.

Mais rassurez-vous, point de catalogues ici, tout juste un homme seul, Jerry, le dernier survivant de son espèce. Fin de l’histoire. Dix ans de solitude totale…
Lorsque apparaissent des traces de pas fraîches – impossible… –, toute l’Humanité n’a-t-elle pas été décimée par le virus « Moisson Rouge » ?
Et pourtant … Jerry était bien le dernier survivant sur Terre. Ce qu’il ignorait, c’est que sa Terre n’en est qu’une parmi d’autres…
Et Jerry a le profil idéal pour intégrer le corps des Éclaireurs au service d’une mystérieuse Autorité. Une Autorité qui dispose du moyen de franchir la barrière des mondes… Vous savez, comme dans « La longue Terre », de Pratchett & Baxter.Sauf que personne n’a demandé son avis à Jerry : « D’ailleurs, on ne te retient pas, tu peux retourner dans ta Terre morte, tu sais ! »
Convenez que l’accueil de l’Autorité n’est guère formidable. Mais comment refuser la chaleur du petit groupe d’Éclaireurs qu’elle a constitué ? peut-être même leur amour ? Et qui est cette Chloé qui l’embrasse subitement pour s’enfuir en pleurant ?

Partez avec Jerry explorer ces mondes mourants ou déjà morts, dans des quêtes énigmatiques et toujours très dangereuses. Expérimentez le frisson esthétique qu’évoquent ces mondes morts, ces mondes désertés par notre humanité ou habités par nos remplaçants.Mais la mort accompagne aussi les Éclaireurs, des amis chers ne reviendront jamais. Pourquoi ?

Trop de secrets entourent Jerry, des secrets qui tuent…

Merveille d’équilibre entre émotions, mystères, aventures et scènes spectaculaires, je recommande ce roman à tout lecteur.

Alain Kattnig

Fins du monde : l’hypothèse biologique

Je vous avais régalé de catastrophes cosmiques lors de mon dernier billet, il est temps maintenant d’aborder la fin de l’humanité de façon plus intime …
Et quoi de plus intime que d’assister aux défaillances de son propre corps, lorsque ce traître vous abandonne et vous rappelle que vous n’êtes qu’une machine de chair.

Et que quelqu’un ou quelque chose vient de couper le jus.

Tout ceci est bien banal et arrive quotidiennement à des millions d’individus et VOUS arrivera aussi, à moins que vous ne croyiez aux promesses de la Post-Humanité.

Mais lorsque cette défaillance est la conséquence d’une manipulation délibérée, quand elle se fait épidémie et porte alors atteinte à l’Humanité tout entière, nous retrouvons alors la panique qui saisissait nos ancêtres, Peste, Choléra, et Ebola aujourd’hui encore.

Vous savez l’Humanité, les biologistes ne cessent d’en réduire l’originalité par rapport au genre animal. Mais ce qui est sûr c’est que l’Homme est l’animal le plus concerné par ses semblables. Son cerveau, sa fierté même, est tout entier tourné vers la compréhension de l’autre !

Pourquoi croyez-vous donc avoir autant de mal à faire de malheureuses soustraction 😉 ?

Or l’épidémie c’est le contraire, si vous voulez survivre vous DEVEZ abandonner tout contact avec conjoint, famille, amis infectés. Vous devez laisser pourrir leurs cadavres, vous ne devez même pas les regarder puisque vous êtes déjà en train de courir pour échapper aux miasmes mortels.

Oui, vous à qui je parle, qui êtes encore vivant c’est que vous êtes … le pire d’entre nous !


Image extraite de Martyrs, un film de Pascal Laugier

Et vous n’avez rien vu encore, imaginez que vos êtres chers ne meurent finalement pas … mais se transforment en autre chose. Quelque chose qui ne se souvient pas de vous, oui bien sûr vous pensez aux zombies, mais ne nous arrêtons pas là, au moins les zombies nous ressemblent encore …

Imaginez encore que d’improbables mutations nous fusionnent avec d’autres parties du monde animal, pensez à Perdido Street Station
Ou alors que l’Humanité acquière un fonctionnement de ruche, comme dans Oms en série ou La Ruche d’Hellstrom.
Et oui le genre humain est bien plus vulnérable qu’on ne le croit … tenez essayez donc ce simulateur de pandémie mondiale ici.pandémie

Ne sommes nous en permanence qu’à deux ou trois repas de l’effondrement ?

Nous sommes si fragiles

Bientôt vous en saurez plus, restez connectés … quoique, la connexion ne peut-elle pas aussi être le vecteur de l’épidémie ?
Pensez à l’inspecteur Zhen !

Joyeux cauchemars

 

Alain Kattnig

 

Fins du Monde – hypothèse cosmique

J’ai envie de vous parler de fins du monde, rassurez-vous je n’ai pas piraté ce blog, en réalité il y a une raison, d’ailleurs je vous propose de la deviner 😉
D’abord c’est tendance, c’est “hype”, et en ce moment la fin du monde tire plutôt du côté Zombie. À quand le corsage Chanel zombie-style ?

Le Zombie, on a déjà fait avec Celle qui a tous les dons, avec ici en bonus Mélanie ! Mais des fins du monde un peu SF, il n’y en a pas tant que ça, faut dire que le côté « définitif” des “accidents” cosmiques a un peu tendance à avoir des effets trop radicaux ! En témoigne d’ailleurs quelques petits films que je partage avec vous …
Voici tout d’abord la comète, corps peu volumineux surtout fait de glace sale, une catastrophe essentiellement locale :

Une mauvaise nouvelle pour les habitants du littoral, ça fait beaucoup de monde, mais celui-ci survivra. Le monde des humains s’entend.
Bien plus dramatique est la vidéo qui suit qui simule l’arrivée d’un énorme astéroïde (taille de Pallas dans la ceinture d’astéroïdes).

Quelle impressionnante simulation n’est-ce pas ? En voici les détails techniques :

Un astéroïde d’un diamètre de 500 km, destination: l’océan Pacifique. L’impact pèle les 10 premiers kilomètres de la croûte terrestre. L’onde de choc se déplace à des vitesses hypersoniques, les débris sont projetés en orbite basse autour de la Terre et retombent pour détruire la surface de la Terre. La tempête de feu encercle la Terre, vaporisant toute vie sur son passage. En un jour, la surface de la Terre est inhabitable.
Il semblerait que pareille catastrophe soit déjà arrivée au moins six fois dans l’histoire de la Terre …
Sur une musique des Pink Floyd « The Great Gig in the Sky » (1973).

Si le sujet vous intéresse, je vous propose de configurer votre propre fin du monde sur le site de l’université de Purdue, dans lequel des chercheurs ont publié un simulateur de collision entre un astéroïde que vous définirez et la Terre.
Histoire d’en mesurer les conséquences, vous pouvez même mettre votre distance à l’impact afin d’en évaluer les conséquences sur vous-même.
impact earth

Mais il y a encore pire, saviez-vous que la Lune est issue d’un impact encore plus terrifiant entre la proto-Terre et une planète nommée Theia de la taille de Mars ?

ça fait peur, n’est-ce pas ?
Heureusement tout ceci est dernière nous aujourd’hui … ou fort improbable. Mais dans le Multivers tout n’est-il pas possible ? Tout n’est-il pas déjà arrivé ?

 

Alain Kattnig

Ne boudons pas notre plaisir … Grand Central Arena est là !

Ça y est … il est enfin là … mon précieux, mon bô livre de Science-Fiction à l’ancienne, son nom est Arena, Grand Central Arena.

Je vous l’avais annoncé pour bientôt là… et les faits m’avaient démenti. La production d’un livre n’est pas un long fleuve tranquille. À moins que vous soyez résistant aux méchantes coquilles qui parsèment les livres préparés un peu trop vite.

Alors oui, Grand Central Arena fera date, je l’espère en tous cas, car ce gros livre a été un choc pour l’amateur de Science-fiction que j’ai toujours été et que je resterai toujours. Un amateur qui, il faut l’avouer, n’a pas toujours eu sa came …

La Science-Fiction à Papa a vécu et l’évolution de la Science-Fiction a longtemps été une réaction aux, réelles, limites de la Science-Fiction de l’âge d’Or.

Comme la pudibonderie, levée par Philip José Farmer, et les grands maux de nos sociétés franchement abordés par Ballard et Brunner.

Mais aussi le défi de la complexité grâce à un roman travaillé 10 ans durant par Frank Herbert : vous aurez reconnu, Dune bien entendu.

Le positivisme enfin, malgré les coups qu’il a reçu depuis longtemps (le « Génocides » de Thomas Disch, 1980 ?), a atteint un plus bas avec le mouvement du Cyberpunk où l’état et les garanties qu’il apporte se sont délités.

Mais n’a-t-on pas jeté un peu vite le bébé avec l’eau du bain ? Ne manquons-nous pas d’une vision collective positive en tant que société ? D’un avenir quoi !

Car le PIB et sa croissance infinie n’ont jamais fait un projet de société, pas plus que la consommation sans fin du nouvel iBidule d’une société désormais première capitalisation boursière de le monde.

Oui … nous avons tous besoin de rêver. Et le rêve, quoi qu’on en pense est incarné et porté par la Science-Fiction. Nombre de nos films populaires n’ont-ils incorporé de nombreux éléments de Science-Fiction ? Et quelle est la série qui fait délirer en ce moment le monde du divertissement si ce n’est de la pure Science-Fiction remplie d’extra-terrestres ?

Je vous laisse deviner !

Et quand les anthropologues étudient de lointaines tribus pas encore exposées au monde moderne, ils trouvent qu’autour du feu le soir ce ne sont qu’histoires … imaginaires ! Les premières Science-Fiction sont préhistoriques … ;-p

Alors oui Grand Central Arena est porteur de ce rêve, un rêve qui se décline dans une société future apaisée, riche, mais elle aussi sans avenir apparent.

Certes le système solaire est largement accessible à l’Humanité mais nul extra-humain n’y a été découvert. Et l’Homme ne peut dépasser le Système Solaire, ses sondes vers les étoiles n’ont jamais rappelé la maison.

oeil de sauron nébuleuse planétaireSommes-nous totalement seuls ? La culture mondialisée humaine se retrouve … sans regard extérieur.

Jusqu’à ce que … l’Einstein de cet âge développe la première théorie permettant d’atteindre les étoiles. J’en ai d’ailleurs plein les yeux …

vaisseau grand central

Jusqu’à ce que l’Homme découvre ce qui se cache dans les étoiles … permettez-moi de vous dire que vous serez surpris. À moins que vous ne lisiez une critique un peu trop détaillée, ce que je ne vous conseille pas du tout !

Ne vous impatientez pas, le graal doit se savourer, la tension doit d’abord monter avant d’exploser en apothéose. Que ceux qui n’affectionneraient pas une mise en bouche un peu scientifique … sachent patienter, l’action, l’émerveillement et tout simplement le Vertige ne sont qu’à une portée de pages.

En attendant … voici la couverture, de l’illustre Vincent Chong

gca revised

De nombreux éléments de l’intrigue et de l’univers y sont cachés … saurez-vous les deviner, sans vous précipiter bien sûr sur la version américaine, ce serait du … dopage !

 

Alain Kattnig

PS. Vous retrouverez les esquisses du projet ici !