La Terre embrasée, livre 2 : aux origines de la Stratégie Ender

Orson Scott Card, pour moi, c’est d’abord l’auteur de La Stratégie Ender. Je garde un souvenir très précis de cette lecture et de son contexte. J’étais au Canada pour mon année de maîtrise (M1 dirait-on aujourd’hui), et un de mes colocataires avait laissé traîner un bouquin sur la table du salon. Le titre a accroché mon regard : Xenocide. Manque de bol, c’était le troisième tome d’une série, alors je l’ai laissé sur la table et, le lendemain, je suis allée acheter Ender’s Game à la librairie. J’ai ouvert le livre le soir, avant de me coucher. Et je l’ai fini dans la nuit : impossible de le lâcher. Depuis, je l’ai relu un certain nombre de fois et, peu importe à quelle page je l’ouvre, il me fait encore et toujours cet effet. Par la suite, mes ordinateurs se sont tous appelés Ender (et les portables Alvin, parce que cette série-là aussi est top !).

Bref, quand j’ai commencé dans la traduction, j’ai tout de suite cherché à travailler pour L’Atalante, qui publiait la série « Alvin le faiseur ». Mon espoir pas secret du tout était de pouvoir un jour traduire du Card. Et L’Atalante ne m’a pas déçue : grâce à elle, j’ai rencontré Card plusieurs fois, je lui ai même servi d’interprète, et j’ai fini par traduire certains de ses romans ! La cerise sur le gâteau, c’est bien sûr le « prequel » de La Stratégie Ender : Avertir la Terre, et maintenant La Terre embrasée.

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Ces Card-là sont un peu particuliers parce qu’ils ont d’abord existé sous forme de comics. Et puis il y avait tant à dire que les romans sont nés, dans le cadre d’une collaboration avec Aaron Johnston qui avait déjà travaillé sur les comics. Ils racontent l’avant, tout ce qui est déjà acquis dans La Stratégie. Le premier contact avec l’espèce extraterrestre honnie, les premiers doutes, les premières craintes, les premières grosses raclées technologiques. Ils racontent aussi la vie de ces Terriens du futur au moment du premier contact, la façon dont le monde a évolué, la façon dont l’homme exploite l’espace et ses ressources. L’aspect humain est capital, comme dans tous les Card, et bien entendu les héros en bavent, ou ce ne serait pas du Card.

Et quelquefois, même en bossant sur le texte, je me suis fait avoir : pour traduire une phrase, je vérifiais une info dans la suivante, je m’accordais le paragraphe, et voilà que je me retrouvais au bout du chapitre sans avoir tapé un mot de plus.

J’attends désormais la sortie en anglais d’Earth Awakens pour me plonger à nouveau dans cet univers !

Florence Bury

Concours permanent (mars)

Ami(e)s du jour bonjour,

Je déclare officiellement ouvert le troisième concours de cette année 2013 !

Avant de vous révéler les cinq questions qui désigneront nos cinq gagnants, un récapitulatif des règles s’impose (dans le cas où votre mémoire serait quelque peu givrée ! )

Le concours se compose de cinq questions : les quatre premières sont librement inspirées par nos nouveautés du mois dont la couverture fera l’objet d’une bannière en en-tête de notre blog. La cinquième question portera sur l’ordre d’apparition de ces fameuses bannières.  Comme ce mois-ci nous avons quatre nouveautés, les dates vont varier par rapport aux mois précédents.

Pour participer, il vous suffit de répondre à toutes les questions en commentaire à ce billet. Les cinq lauréats seront désignés par tirage au sort parmi ceux d’entre vous à nous donner toutes les bonnes réponses. Ils remporteront le livre de leur choix dans les nouveautés mises en jeu. (Vous préciserez l’ouvrage qui vous intéresse à la fin de votre commentaire.) Si le nombre de gagnants ainsi désigné est inférieur à cinq, les autres gagnants seront désignés par tirage au sort entre les participants totalisant un maximum de bonnes réponses.

Le concours sera déclaré clos le 19 mars à midi (heure de Heerhugowaard).

Trêve de logorrhée, passons aux questions.

A- Quelle est la seule espèce extraterrestre connue dans Les Rejetons de l’ombre d’Orson Scott Card ?

  1. Les photophores
  2. Les coprophages
  3. Les doryphores

B- Dans Autour d’Honor, comment s’appelle le personnage féminin dans la nouvelle de David Weber « Une belle amitié » ?

  1. Honor Harrington
  2. Stéphanie Harrington
  3. Eugénie Harrington

C- Comment se nomme le monde où vivent les Brésis dans Le-Monde-aux-Jumeaux de Gilles Servat ?

  1. Bré
  2. Brésistor
  3. Brédateur

D- Pourquoi Jean Lebris est appelé « L’homme truqué » dans cette œuvre éponyme de Lehman et Gess ?

  1. Parce qu’il triche constamment aux jeux de cartes pour pouvoir gagner.
  2. Parce qu’il fait un trafic de chemises en soie dans les rues malfamées de Paris.
  3. A cause d’une blessure importante au visage, on a installé sur lui un système expérimental de vision électrique.

E – Quelle bannière verrez-vous apparaître le 21 mars, le 29 mars, le 6 avril et le 14 avril ?

  1. Le-Monde-aux-Jumeaux
  2. L’Homme truqué
  3. Autour d’Honor
  4. Les Rejetons de l’ombre

Les ouvrages à gagner : Les Rejetons de l’ombre de Orson Scott Card, Autour d’Honor de David Weber et Le-Monde-aux-Jumeaux de Gilles Servat.

Que les meilleur(e)s gagnent ! Et en attendant, je vous souhaite à tous et à toutes bonne chance.

Les nouveautés du mois

Et nous voilà de retour pour les immanquables du premier mardi du mois ! Ce mois-ci vous aurez le droit à de la SF, toujours de la SF, rien que de la SF… Au programme : le tandem Gess et Lehman reviennent avec L’Homme truqué ; Orson Scott Card devrait conclure sa « Saga de l’ombre » ; David Weber continue les fabuleuses histoires « d’Honor Harrington » et Gilles Servat nous dévoile le septième livre des « Chroniques d’Arcturus ».

À tout seigneur tout honneur, commençons nos présentations par David Weber. Cette fois, il invite David Drake et S. M. Stirling à enrichir l’univers qu’il a imaginé. Premier des cinq recueils de nouvelles à être traduit en français, Autour d’Honor fait partie d’un ensemble complémentaire à cette série.9782841726295_P

C’est une tradition des grands auteurs de science-fiction que d’inviter plusieurs de leurs confrères à écrire en leur compagnie dans l’univers qu’ils ont composé au fil de leurs romans. C’est ce qu’a fait David Weber. Autour d’Honor comprend trois nouvelles (celle de Weber lui-même nous relate la première rencontre intime entre une humaine, Stéphanie Harrington, et un chat sylvestre de Sphinx) ainsi qu’un guide astrophysique et historique, précieux pour mieux comprendre la Diaspora de l’humanité dans les étoiles ayant abouti à l’univers d’Honor Harrington.

L’autre grand événement de ce mois de mars est la publication de L’Homme truqué. Cette BD marque le début d’une nouvelle aventure créative dont La Brigade chimérique raconte la fin. Ceux qui ont aimé La Brigade chimérique, adoreront L’Homme truqué9782841726134_P

L‘homme truqué est une très libre adaptation du roman éponyme de Maurice Renard paru juste après la Première Guerre mondiale et dont l’argument est le suivant : le 27 mai 1918, le lieutenant Jean Lebris, grièvement blessé au visage lors d’un assaut sur le Chemin des Dames, est kidnappé par une mystérieuse organisation qui teste sur lui un système expérimental de vision électrique. Relâché six mois plus tard près de Paris, Lebris, défiguré, terrorise la population des faubourgs et devient une sorte de légende urbaine  : l’Homme truqué.

Et si le monde celtique vous manque, un petit tour du côté de Gilles Servat vous ravira. Le Monde-aux-Jumeaux est la suite directe des précédents livres de la série « Les Chroniques d’Arcturus »…9782841726301_P

Un jour, peut-être, si Bré est encore la planète des Brésis… si les Ssahanis, ces êtres d’une autre planète, n’anéantissent pas les Brésis… Un jour, peut-être, dans un royaume de Bré, au milieu de l’année, si la fête de Beltan réunit encore drwidhs, guerriers et artisans, si l’on vénère toujours Lughern et la Très Brillante, qu’on honore les lumières et qu’on allume les feux… un jour, peut-être, un roi demandera :

— Conte-nous, barde, comment les enfants du Nouada furent privés des dieux! Dis-nous la rencontre de l’étoile avec l’étoile ! Arcturus et Brune de Bri, convaincus d’inceste, sont jetés hors du Rythme alors qu’ils devaient trouver la lance de Lughern pour combattre les envahisseurs… Si l’on espère sauver Bré, faut-il alors remettre en cause le pouvoir des drwidhs et des guerriers ?

 

Le Monde-aux-Jumeaux  est le septième récit des Chroniques d’Arcturus.

Enfin, un petit dernier (mais pas des moindres) pour la route : avec Les Rejetons de l’ombre, Orson Scott Card mettrait-il un point final à « La Saga de l’ombre » ? Rien n’est moins sûr…9782841726288_P

Ils étaient quatre à bord de l’Hérodote : Bean, le Géant, le stratège inégalable, et ses trois enfants héritiers de la clé d’Anton. Ender, Carlotta et Cincinnatus, trois petits génies condamnés comme leur père à une existence abrégée, que Bean avait arrachés à leur mère et à leur monde dans l’espoir que leur malédiction génétique trouverait un jour son antidote. Cinq ans s’étaient écoulés sur l’Hérodote tandis que le vaisseau filait à une vitesse relativiste, plus de quatre cents ans sur Terre. Et la Terre les avait oubliés… Leur seul espoir reposait désormais en eux-mêmes, peut-être en ce qu’ils allaient trouver parmi les étoiles, et Bean approchait d’une mort inéluctable.

Après La stratégie de l’ombre, L’ombre de l’Hégémon, Les marionnettes de l’ombre et L’ombre du géant, voici venir l’issue de l’épopée.

Traduit de l’américain par Arnaud Mousnier-Lompré.

Vous savez tout. Ces nouveautés sortiront le 21 mars chez vos libraires préférés. En attendant la date fatidique, consolez-vous avec notre concours qui débutera le 16 mars prochain…

Bonnes lectures !

Carte blanche à LegoLegitisLegimus

La Stratégie de l’ombre d’Orson Scott Card

Il était une fois, un jeune lecteur… Non, on s’arrête tout de suite ! Il va peut-être s’agir du récit d’une belle rencontre mais pas d’un conte de fées (et pour cause puisque le roman qui va nous intéresser est un roman SF). Commençons donc plutôt ainsi :

Il y a quelques années, dans une galaxie pas si lointaine que ça, j’ai eu l’immense plaisir de recevoir pour mes 18 ans, de la part de mes meilleurs amis du lycée, un livre bien particulier : La Stratégie de l’ombre d’Orson Scott Card, premier volet de « La Saga des ombres ». Un cadeau parmi tant d’autres, un livre comme j’en ai déjà reçu souvent. Et pourtant, ce cadeau, mon premier Atalante, a revêtu une signification toute particulière…

Pour comprendre, revenons quelques années en arrière : depuis toujours j’étais un grand amateur de science-fiction. Et quand j’aime un livre, j’ai une fâcheuse tendance à vouloir que les gens autour de moi le lisent également ! Quand j’ai découvert (et suis tombé sous son charme) un certain roman d’Orson Scott Card intitulé La Stratégie Ender, mes amis en ont entendu parler, je peux vous l’assurer ! Une personne, puis deux, puis trois… et ainsi de suite jusqu’à ce que toute la bande ait été tenue en haleine par les aventures du jeune Ender Wiggins ! Même des amis qui n’appréciaient pas spécialement la SF ont adoré !

Mais quel rapport entre La Stratégie de l’ombre et ce roman La Stratégie Ender ? Son auteur, bien sûr, mais aussi leur histoire : « La Saga d’Ender » et « La Saga des ombres » sont en fait les deux facettes d’une même aventure. Là où La Stratégie Ender se concentre sur le personnage éponyme, La Stratégie de l’ombre  nous propose de suivre les traces de Bean, personnage secondaire et bras droit d’Ender. J’ignorais l’existence de ce second pan de l’histoire et c’est grâce à  mes amis que j’ai pu en prendre connaissance.  En effet, une amie avait tellement aimé La Stratégie Ender, lue sur mes conseils, qu’elle s’était mise à lire tous les romans liés à cet univers. Elle était ainsi tombée par hasard sur ce cycle annexe et souvent méconnu.

Je lui avais fait découvrir Ender et elle, en retour, m’a permis de prolonger l’aventure en faisant sortir de l’ombre l’histoire de Bean, narrée dans La Stratégie de l’ombre. Quel plus beau cadeau que de voir que mes conseils de lecture avaient porté leurs fruits et lui avaient permis de découvrir un auteur qui fait maintenant partie de ses favoris ? Cette satisfaction était aussi chère à mes yeux que l’objet, ce volume de l’Atalante, que je tenais entre les mains. Ce livre revêt donc un aspect tout particulier à mes yeux puisqu’il incarne cette satisfaction et cette vocation à partager mes lectures, avec l’espoir qu’en retour mes lecteurs me remercient en m’invitant à découvrir d’autres univers. Ainsi s’explique le nom de mon propre blog de chroniques : LegoLegitisLegimus ( Lego, je lis – Legitis, vous lisez – Legimus, finalement nous lisons).

Tel est mon objectif, et, je l’espère, le résultat : un échange de bons conseils et des découvertes littéraires partagées à l’image de ce qu’incarne pour moi ce premier Atalante de ma bibliothèque !

LegoLegitisLegimus