Un lundi très numérique

Amis internautes et lecteurs numériques, bonjour !

Ne tournons pas autour du pot, parce que nous avons du pain sur la planche. Ce lundi s’annonce très chargé avec son lot de nouveautés et le lancement de la Décade de l’Imaginaire. Je vous propose donc de passer rapidement au programme.

  1. La Décade de l’Imaginaire, premier jour – En guise de préambule
  2. La Décade de l’Imaginaire, premier jour – Et si nous parlions lecture ?
  3. La Décade de l’Imaginaire, premier jour – Comme un ouragan…
  4. Nos nouveautés de la semaine
  5. Sans oublier la météo du monde…

La Décade de l’Imaginaire, premier jour – En guise de préambule

Voilà, c’est parti ! La première édition de La Décade de l’Imaginaire, consacrée cette année à l’imaginaire européen, est lancée. Pendant les dix prochains jours, je publierai un article quotidien pour vous parler des livres que nous vous proposons de découvrir ainsi que de la nouvelle du jour et de son auteur.

La Décade de l’Imaginaire, premier jour – Et si nous parlions de lecture ?

À tout Sir, tout honneur, ce premier article sera consacré à Terry Pratchett et ses Annales du Disque-monde.
Une question m’a été posée par un lecteur de Terry Pratchett sur mes choix de promotion lors de cette Décade de l’Imaginaire. Il trouvait que promouvoir les tomes 4, 8 et 12 d’une série tenait de l’étrange ou d’un amour immodéré pour les multiples de 4.
Néanmoins, ainsi que je le lui ai expliqué, la réalité était différente d’où l’idée d’en parler ici également. Pour vous qui découvrez le Disque-monde dans toute son ampleur, sachez qu’il y a maintes manières d’en aborder la lecture. Il est tout à fait possible, et c’est sans doute la démarche la plus intuitive, de commencer par le premier livre et de poursuivre la lecture en se fiant à l’ordre chronologique de publication. Il existe pourtant un autre moyen d’aborder cet univers riche et vaste : ses personnages.
À la lecture des premiers tomes, on s’aperçoit rapidement que chacun est consacré à un personnage ou un groupe de personnages en particulier. Ces personnages reviennent cycliquement dans les Annales du Disque-monde permettant à chacun de suivre l’évolution de ceux qui lui sont les plus chers. J’ai l’exemple d’un ami qui est réfractaire aux aventures de Rincevent, mais en lecteur persévérant il s’était attaqué à plusieurs reprises à La Huitième Couleur et échouait systématiquement à y trouver de l’intérêt. Alors qu’il allait décréter qu’il n’aimait pas les œuvres de Pratchett, je lui ai conseillé de se pencher sur un groupe de personnages assez haut en couleur : le Guet. Depuis, il a lu tous les romans donnant la part belle à Vimaire et ses acolytes.
C’est donc pour vous proposer de découvrir quelques personnages incontournables des Annales du Disque-monde que je vous ai concocté ma sélection.
Mortimer : l’histoire de Morty qui lors d’une foire d’embauche se retrouve embauché par la Mort en personne. La Mort considère qu’il (oui, La Mort du Disque-monde est du genre masculin, tenez-vous le pour dit) ne profite pas assez de la vie. Et l’assistance d’un apprenti dans ses tâches quotidiennes lui permettrait de s’octroyer quelques loisirs.
Au Guet ! : Intrigues et complots se trament dans les ruelles sombres d’Ankh-Morpork pour renverser son dirigeant, le Patricien Vétérini. Heureusement, celui-ci peut compter sur le guet municipal pour résoudre cette épineuse affaire. Le guet ? Une force d’élite composée du capitaine Vimaire, qui boit pour oublier les laideurs de la vie, le sergent Côlon, le caporal Chicque et Carotte, un jeune nain d’un mètre quatre-vingt tout frais arrivé à la Ville et nouvelle recrue du guet.
Mécomptes de fées : Les trois Parques shakespeariennes du Disque-monde : Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg et Magrat Goussedail vont devoir quitter leur paisible pays montagnard pour empêcher les épousailles d’une servante et d’un prince, s’opposer au pouvoir grandissant et dévastateur de la bonne fée Lilith sans oublier d’envoyer des récits de leur voyage dépaysant à leur famille (enfin, cette dernière tâche ne concerne que Nounou Ogg, la seule à avoir une famille à qui écrire).
N’hésitez pas à fureter sur la page de notre blog consacrée à cet immense auteur britannique, vous y trouverez des extraits de ses romans.

La Décade de l’Imaginaire, premier jour – Comme un ouragan…

La vanne est facile, j’en conviens, pour lancer notre première nouvelle de la série de dix. Encore qu’il y soit bien question d’une tempête dans un monde au climat déréglé et d’une histoire d’amour.
Jean-Marc Ligny est l’auteur d’une quarantaine de romans dans les genres de la science-fiction et du fantastique dont un quart sont destinés à un public de jeunes lecteurs. Il explore avec la même aisance les étoiles lointaines, notre Terre dépouillée de ses ressources et dans la tourmente climatique dans un avenir proche ou encore le mal-être de l’adolescence.
Il a publié aux éditions L’Atalante : Aqua™, Exodes et Mal-morts, tous trois disponibles en édition tant papier que numérique.

Nos nouveautés de la semaine

Que cette profusion de titres à découvrir ne vous fasse pas oublier nos nouveautés numériques de la semaine, car il y a de belles lectures en perspective de ce côté également. Jugez donc pas vous-mêmes :

  • Voix, le deuxième livre de la trilogie fantasy d’Ursula Le Guin intitulée Chronique des rivages de l’Ouest.
  • La Vérité, ou comment la presse écrite fait une entrée fracassante dans le Disque-monde, par Sir Terry Pratchett.
  • Le Monde-aux-Jumeaux, le septième livre des Chroniques d’Arcturus par l’incomparable conteur, Gilles Servat.
  • Et on revient à la série principale de Honor Harrington avec le douzième roman intitulé En mission, par David Weber.

Avouez qu’il y a de quoi être tenté, non ?

Sans oublier la météo du monde…

Un lundi du numérique ne serait pas complet sans cette petite rubrique de fin de billet.
Et puisqu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même, je peux vous dire qu’il ne fait pas beau à Nantes. Pas particulièrement chaud non plus, d’ailleurs. Mais je n’irai pas m’en plaindre. Au moins, je ne regrette pas d’être assis à mon bureau. Comment ça, j’avais promis la météo du monde ? Eh bien, Nantes, c’est aussi dans le monde, voilà !

À demain pour un nouvel article…

Le retour du vendredi

Heureux qui comme moi, après une quinzaine passée à faire d’étonnants voyages des sous-sols glauques aux villages geeks, rentre dans ses pénates chargé de cadeaux promotionnels en tout genre dont il n’a point usage car des babioles, il en a plus que de raison.
Aussi, puis-je reprendre la rédaction des annonces de nos parutions numériques des mains fort capables qui en avaient assuré la continuité pendant mes pérégrinations.

Lundi prochain, vous pourrez lire sur vos terminaux trois romans très différents :

  • Forban ! de Johan Heliot
  • Dons d’Ursula Le Guin
  • Babaluma de Roland C. Wagner

Encore de belles lectures en perspective. Quant à moi, je vous donne rendez-vous lundi dans la rubrique des lundis du numérique pour vous dévoiler La Décade de l’Imaginaire que nous allons lancer le 10 juin prochain.

La bafouille du lundi

Oui, la bafouille du lundi qui paraît un mardi… mais mon convecteur temporel était en panne et la DeLorean ne voulait pas démarrer… comment ça, pas crédible ?

  1. Ce catalogue que vous (re)découvrez
  2. De nouveaux Pierre Bordage en approche
  3. Mars, le mois des séries
  4. Les prix des Honor Harrington
  5. Et Nantes dans tout ça ?

Ce catalogue que vous (re)découvrez

Il est un genre dont on dit qu’il n’a pas l’affection du lectorat français, j’ai nommé la nouvelle. Pourtant, il requiert tout autant voire davantage d’habileté et de maîtrise qu’un roman. L’art de l’ellipse, le choix des mots et des thèmes, l’élégance du style… Vous l’avez deviné, c’est un recueil de nouvelles que je vous propose de redécouvrir cette semaine. D’un des maîtres français du genre, qui plus est.
Déchiffrer la trame est sans doute mon préféré des sept recueils parus à ce jour aux éditions L’Atalante, il s’en dégage un je ne sais quoi de particulier. Et si en plus vous voulez tout savoir du kit du missionnaire de l’espace, c’est un livre indispensable. M.D.I.K. vaut à elle seule l’acquisition de ce recueil et vous ferez sensation dans les salons où l’on causera du Conclave qui s’est ouvert aujourd’hui.

De nouveaux Pierre Bordge en approche

À partir du mois de mai, nous allons publier en version numérique les trois cycles de Rohel de Pierre Bordage. Pour l’occasion, nous allons vous les proposer en parution périodique par épisode à un prix modique. Le premier « épisode » vous sera offert et les autres n’excéderont pas le prix de 1,99 €. Des couvertures spéciales seront réalisées pour l’occasion. Je vous donne des nouvelles de l’avancement du projet très rapidement.

Mars, le mois des séries

En ce joli mois de mars, trois séries arrivent en numérique.

Commençons par… des enquêtes dans un Paris transformé et futuriste avec un privé transparent. Énoncée ainsi la chose peut surprendre. Pourtant tout ce que j’écris là est vrai, mais ô combien réducteur. Les futurs mystères de Paris de Roland C. Wagner est un hommage. Hommage à Eugène Sue, à Léo Malet, à Frédéric Dard… à une certaine littérature populaire au sens le plus noble du terme. Mais c’est aussi une utopie, le rêve d’une humanité qui a su avancer vers le meilleur. Cette avancée n’a pas été sans douleur, la « Grande Terreur primitive » a profondément marqué les esprits. Mais tous les problèmes ne sont pas réglés, loin de là… Envie de vous évader dans un Paris futuriste en compagnie de Temple Sacré de l’Aube Radieuse (mais vous pouvez l’appeler Tem) et de Gloria, une aya facétieuse et politiquement orientée ?

Poursuivons avec une plongée dans l’histoire de l’Europe et du bassin méditerranéen en compagnie de créatures immortelles assoiffées de sang et de pouvoir. Wolfgang Hohlbein nous offre une grande saga sombre et baroque en mêlant habilement événements historiques et ceux d’une histoire secrète tramée par des êtres de l’ombre aux pouvoirs et aux motivations inquiétants. Andrej Delañy saura-t-il découvrir et affronter les sombres secrets qui pèsent sur sa lignée ?

Terminons par une autre saga façonnée et contée par Gilles Servat, un homme aux multiples talents. Bré est une planète qui ressemble à un pays celte des légendes. Les drwidhs y disent la destinée, les rois y confrontent leurs pouvoirs et les héros y combattent tout un bestiaire fabuleux. La Chronique d’Arcturus est une chanson de geste de l’ère de la science-fiction avec dieux et héros, druides et prophéties, guerres et trahisons ainsi qu’une part belle accordée à l’amour et la sensualité. Une série rare qui réconcilie, s’il en est besoin, les amateurs de fantasy et de science-fiction.

Les prix des Honor Harrington

Comme la question m’a été posée plusieurs fois en privé et qu’elle est également apparue sur le forum, je vais y répondre ici.
Dans les prix que nous pratiquons pour notre offre numérique, plusieurs facteurs entrent en compte, ainsi que je l’ai expliqué dans ce billet. À pagination égale, par exemple, un livre traduit coûtera plus cher qu’un livre écrit en français. Eh oui, parce qu’il y a un gars ou une fille qui en a assuré la traduction et que les traducteurs ne vivent pas d’amour et d’eau fraîche. Un autre facteur qui rentre est notre décision de plafonner les prix de nos livres numériques à 14,99 euros. Enfin, pour mémoire, les romans de cette série ont été fractionnés en deux à compter du tome 6, La mascarade silésienne, dans la version papier et qu’ils paraissent en un seul fichier (ce qui fait sens pour nous) en version numérique.
Donc, pour les romans de la saga en un volume, nous appliquons notre grille de prix par catégorie. Quant à ceux qui ont été coupés, de deux choses l’une : soit la pagination globale (en équivalent papier bien entendu) est inférieure à 840 pages, soit elle y est supérieure. Dans un cas, le fichier est à 12,99 euros, dans l’autre à 14,99. Juste pour mémoire, Plaies d’honneur et Coûte que coûte dépassent largement les 1100 pages chacun…

Et Nantes dans tout ça ?

Il y fait plutôt frais, comme partout ailleurs… Gris aussi, mais sec.

Vous reprendrez bien un peu d’e-books ?

Salutations à tous et à toutes,

Voici les nouveautés qui vous attendront bien sagement chez vos libraires numériques préférés à compter de lundi. Et vous ne serez pas déçus : rien que pour vous, pas moins de six sorties et le début de deux nouvelles séries (en numérique) ! Préparez-vous à des histoires de vampyres avec La chronique des Immortels de Wolfgang Hohlbein et des enquêtes d’un détective transparent avec Les futurs mystères de Paris de Roland C. Wagner…

  • Pour quelques deniers de cuivre, de Glen Cook. En vacances le bon Garrett ? Oui, mais en acceptant d’aider une courtisane au passé douteux, le voilà plongé dans une intrigue politico-religieuse invraisemblable et dans le collimateur du grand inquisiteur en personne. Bonne chance, Garrett !
  • Amortels, de Matt Forbeck. Dans un monde ou une élite s’est arrogée une vie infinie grâce à des sauvegardes régulières et des clones cultivés en cuve, le plus vieil homme de la Terre doit enquêter sur son propre meurtre, diffusé sur le réseau. Un thriller lancé à cent à l’heure qui nous plonge dans un 22e siècle peu reluisant.
  • L’Héritage, de Simon R. Green. Deux siècles ont passé depuis la geste d’Owen et de ses compagnons. Deux siècles qui ont vu le nouvel empire grandir et prospérer. Mais la vengeance est un plat qui se mange froid et il suffit d’un homme pour faire basculer la société dans le chaos. Quels héros se dresseront pour sauver une nouvelle fois l’humanité ?
  • Au bord du gouffre, de Wolgang Hohlbein. Quand Andrej Delañy revint dans son village au cœur de la Transylvanie, ce fut pour découvrir l’unique survivant d’un massacre, un garçon de douze ans. Ensemble, ils partent en quête des assassins : des moines de l’Inquisition accompagnés de trois mystérieux guerriers. Mais cette traque conduira Andrej bien plus loin qu’il ne l’aurait imaginé… vers les sombres secrets qui pèsent sur sa lignée.
  • La Balle du Néant, de Roland C. Wagner. Paris 2063. L’humanité a changé. Elle a évolué suite à la « Grande Terreur primitive ». Temple Sacré de l’Aube Radieuse (mais vous pouvez l’appeler Tem) appartient à l’une de ces nouvelles tribus. C’est un transparent. Les mémoires humaines et électroniques ne conservent aucune trace de lui. Un avantage certain, direz-vous. Mais aussi une sacré tare quand on exerce le métier de détective privé. Et cette première affaire de meurtre en chambre close va donner bien du fil à retordre à notre héros.
  • La Disparue de l’Enfer, de David Weber. Alors que tout le monde la croit morte et que l’ennemi prépare une vaste offensive contre Manticore, Honor est sur la planète bagne justement nommé l’Enfer où elle entreprend une des missions les plus ambitieuses de sa carrière.

Moi, je dis que c’est un beau programme.

Que le nuage soit avec vous !

Une semaine chargée

Comme l’annonce le titre, la semaine prochaine sera un peu plus chargée que d’habitude avec cinq nouvelles parutions au format numérique. Voici les titres qui vous attendent dès lundi sur les plateformes.

  • Cœurs d’or à l’amer, de Glen Cook. Garrett reprend du service et il n’est pas sorti de l’auberge (façon de parler, bien sûr). Outre un magot en or invisible, sa route va croiser celle de grandes héritières… l’une au tapin, l’autre en maraude, d’une bande trolls et d’un mammouth à poils laineux égaré. De quoi plonger dans des abîmes de perplexité le plus doué des détectives de sa génération.
  • Le sang des 7 Rois – Livre premier, de Régis Goddyn.
  • Cantoria, de Danielle Martinigol.
  • Les Tribulations d’un mage en Aurient, de Sir Terry Pratchett. Vous vous souvenez de Deuxfleurs ? Mais si, ce touriste pour lequel Rincevent avait joué les guides dans La Huitième couleur ! Vous remettez ? En rentrant chez lui, il a écrit un livre, un brûlot révolutionnaire qui s’intitule : Ce que j’ai fait pendant mes vacances. Et depuis, rien ne va plus dans l’empire d’Aurient, bien à l’abri derrière sa grande muraille. À l’abri ? Pas si sûr, puisque la Horde d’Argent (moyenne d’âge : 90 ans, avec fauteuil roulant et semelles orthopédiques) conduite par Cohen le Barbare s’apprête à attaquer la Cité Interdite. Et je ne vous parle pas de l’Armée rouge (moyenne d’âge : 8 ans) conduite par le Grand Mage Rincevent… non, je ne vous en parle pas.
  • Aux mains de l’ennemi, de David Weber. Le commodore Honor Harrington, à la tête d’un convoi de la plus haute importance, tombe dans une embuscade tendue par un adversaire à sa mesure en la personne du contre-amiral havrien Tourville. Pour sauver les vaisseaux et leur précieux contenu, elle n’a d’autre choix que de sacrifier son propre vaisseau. Des traités interstellaires régissent le sort des prisonniers de guerre, mais pour le commodore les services secrets de Havre sont enclins à faire une exception.

Vous savez tout (ou presque), je n’ai plus qu’à vous souhaiter de bonnes lectures.

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