« La Terre du Magicien » de Lev Grossman : oyez, oyez, la fin de la trilogie des Magiciens !

Nous venons d’achever l’édition de la trilogie complète de la série des « Magiciens » de Lev Grossman.

C’est un événement !

Qu’il soit su partout en France et au royaume de Navarre que l’histoire entamée par Quentin dans  Les Magiciens est aujourd’hui complète.

couverturesToi, ami lecteur, qui cherche la garantie de lire une histoire complète ou toi qui n’aurais pas su que le destin de Quentin s’étendait sur plusieurs volumes, plus rien ne peut plus retenir ta lecture !

Et l’ambition de l’auteur que de marier la littérature classique avec l’Imaginaire a su durer, pas de panne d’imagination, pas de simple exploitation de l’univers déjà créé.
Non, Lev Grossman a constamment bousculé son lecteur, ne serait-ce que par son postulat de départ qui était tout simplement de traiter littérairement de l’Imaginaire.

En effet, Lev Grossman fait partie de ces auteurs « classiques », de plus en plus nombreux, qui ont grandi avec l’Imaginaire et ne l’ont pas renié une fois « grands ». Ces auteurs amènent certes les travers du classicisme avec eux, mais également une attention à l’écriture qui n’est pas la marque de fabrique du genre.

Lorsque le mariage est réussi vous vous trouvez devant un monument : l’incroyable richesse de l’Imaginaire décuplée par des personnages et une écriture qui sortent des poncifs qui habillent parfois notre Imaginaire préféré.
Honnêtement, quel auteur aurait fait d’un apprenti-magicien un adolescent maladroit dont l’accession au pouvoir ne changera … rien à ce qu’il est ? Ni Magie, ni Argent (son pendant moderne) n’en sont capables.

Quentin

Et n’oubliez jamais que la Magie ne fait pas le bonheur. … à part celui des lecteurs ;-p

Alain Kattnig

Lev Grossman voit sa trilogie éponyme adaptée en série

Août 2010

Les Magiciens, premier tome de la trilogie de Lev Grossman, paraît en France. Souvent désigné, à tort ou à raison, comme un « Harry Potter pour adultes », le roman s’inspire fortement des grands succès de fantasy (Le Seigneur des Anneaux, Le Monde de Narnia) et du merveilleux (Alice au Pays des Merveilles). Loin d’être un patchwork de redites, Les Magiciens propose une relecture de nos histoires d’enfance où tout ce qui a été « oublié » est rétabli avec un réalisme criant – entendre par « oublié », les aspects peu reluisants des personnages et de la vie qu’on évince des récits pour la jeunesse. Une œuvre complimentée par des auteurs tels que George R. R. Martin, Cory Doctorow ou encore Elizabeth Hand.

Janvier 2016

La chaîne SyFy, spécialisée SF et fantasy diffusera la première saison de la série adaptée The Magicians. Découvrez les premières images :

« Le Roi Magicien » ou comment survivre à un chef-d’œuvre ?

En 2010,  nous avons eu la chance d’éditer un excellent livre : « Les Magiciens » de Lev Grossman.
Mais nous nous étions trompés.
Ce n’est pas un excellent livre, c’est un chef-d’œuvre.
Quelle est la différence ? Chacun aura sa définition, voici celle que je vous propose, comme ça, sans la moindre recherche, brut quoi :

Un chef-d’œuvre est un très bon livre qui enfreint les limites ou les codes du genre dans lequel il s’exprime.

Peut-être m’objecterez-vous que l’introduction de la magie dans un univers contemporain est devenue particulièrement banale.
Certes, mais combien d’œuvres ont véritablement accepté l’existence de la magie ? Combien l’ont intégrée à la société ?
Et surtout, combien ont fait de leurs personnages des personnes « normales », animées par les mêmes besoins, les mêmes illusions que nous tous ?
Combien vous ont fait comprendre que la magie ne protège ni de la dépression, ni du malheur, ni même de l’ennui ?
Retournez-vous, elles ne sont pas si nombreuses1.

C’était il y a trois ans et aujourd’hui la suite arrive chez vos libraires, dotée d’un titre digne de la plus naïve des fantasy : « Le Roi Magicien »

L’auteur avait plusieurs possibilités pour poursuivre son aventure, mais je puis aujourd’hui vous révéler qu’il a choisi de continuer à prendre son lecteur à contre-pied. Qui d’autre aurait pu avoir l’idée de lancer le Roi Quentin aux confins du royaume pour y lever des… impôts ?

Une aventure futile qui deviendra bien sûr une véritable Aventure mais sur des bases bien différentes, car, souvenez-vous, Lev Grossman adore dévoyer nos attentes :

Il y aura des héros, mais qui ?

Et il y aura des… figurants, mais qui ?

Il y aura une quête, mais pourquoi ?

Et un dragon, il y aura.

Et il y aura Julia, souvenez-vous, celle qui a échoué au concours d’entrée de Brakebills mais qui est devenue obsédée par cette magie qu’elle sait exister et qui lui échappe.
Dans « Le Roi Magicien », vous connaîtrez le terrible parcours de Julia et le prix exorbitant exigé par sa passion irraisonnée du « piratage de la réalité ».
Oubliez donc ces scientifiques penchés sur leurs instruments hors de prix qui croient en la rationalité de notre monde, apprenez au contraire que les univers s’expliquent… autrement.

Je vous en ai déjà trop dit, il est peut-être déjà trop tard, peut-être avez-vous déjà déniché les traces d’un sort sur la toile ayant échappé à la vigilance des Magiciens ?

Malheureux.

Alain Kattnig

[1] « Jonathan Strange et Mr Norrell » de Susanna Clark, par exemple ; j’attends vos suggestions.

Concours permanent (juin)

Chaleureuses salutations nantaises,

Nous nous retrouvons en ce jour dominical pour un nouveau concours mensuel. Quels livres pourraient être bien mis en jeu ce mois-ci ? Encore un peu de patience ! Un bref récapitulatif des règles s’impose.

Le concours se compose de cinq questions : les quatre premières sont librement inspirées par nos nouveautés du mois dont la couverture fera l’objet d’une bannière en en-tête de notre blog. La cinquième question portera sur l’ordre d’apparition de ces fameuses bannières.

Pour participer, il vous suffit de répondre à toutes les questions en commentaire à ce billet. Les cinq lauréats seront désignés par tirage au sort parmi ceux qui auront donné toutes les bonnes réponses. Ils remporteront le livre de leur choix parmi les nouveautés mises en jeu. (Vous préciserez l’ouvrage qui vous intéresse à la fin de votre commentaire.) Si le nombre de gagnants ainsi désigné est inférieur à cinq, les autres gagnants seront désignés par tirage au sort entre les participants totalisant un maximum de bonnes réponses.

Ce concours se terminera le mercredi 19 juin à midi (heure atalantéenne).

Allez ! Vous avez été particulièrement charmants : dévoilons nos nouveautés et nos questions.

A – Dans L’Empire du milieu de David Wingrove, combien de tangs se partagent le pouvoir ?

  1. 8
  2. 7
  3. 6

B – Sur quelle planète est retourné Théo dans le roman d’Olivier Paquet, La Mort du Melkine ?

  1. Giverny
  2. Gigante
  3. Giverne

C – Dans Vers les ténèbres d’Andreï Dyakov, comment se nomme le vaisseau dont l’équipage assiste à la destruction de l’île Moshchny ?

  1. Babel
  2. L’Arche
  3. DeLorean

D – Dans quelle ville Quentin, Julia, Eliot et Janet rencontrent-ils un dragon dans la suite de Lev Grossman, Le Roi magicien ?

  1. New-York
  2. Venise
  3. Tegucigalpa

D- Quelle bannière verrez-vous apparaître le 21 juin, le 29 juin, le 6er et le 14 juillet ?

  1. L’Empire du milieu
  2. Vers les ténèbres
  3. La Mort du Melkine
  4. Le Roi magicien

Pour ce joli mois de juin (nous nourrissons l’infime espoir que cette fois-ci le soleil sera parmi nous durablement… comme on dit, l’espoir fait vivre !) vous pourrez gagner : L’Empire du milieu de David Wingrove, La Mort du Melkine d’Olivier Paquet, Vers les ténèbres d’Andreï Dyakov et Le Roi magicien de Lev Grossman.

Que la force des bonnes réponses soit avec vous !

Les Magiciens de Lev Grossman : piqûre de rappel

Les Magiciens

Vous ne savez peut-être pas que la fin de ce mois de juin verra la publication de la suite d’un roman que nous avons eu la chance de publier : « Les Magiciens ». Cependant, comme cette publication n’est pas toute jeune et que, depuis, notre maîtrise de ces outils de communication s’est grandement améliorée, je vous propose un petit rafraîchissement.

À tout seigneur tout honneur, je vous propose paradoxalement de bondir électroniquement sur un billet précédent écrit par Jacques Baudou, qui nous a fait l’amitié de signaler l’importance et la singularité de ce roman. Ce qui rend ma propre prose maintenant plutôt… délicate, mais voici :

Cette, désormais, série est la rencontre d’un écrivain « classique », journaliste et critique littéraire au Time, et d’un poncif habituellement traité par la littérature dite de « genre » que sont les années de formation d’un jeune magicien.

Mais ici l’auteur y a apporté toute l’âpreté de notre réalité, car ces jeunes adolescents recrutés dans l’Université de magie de Brakebills nous sont contemporains, ils sont nos semblables.

De plus, principe de réalité supplémentaire, les études de magie sont extrêmement dures, plus que nos propres écoles préparatoires. Le « piratage » de la réalité doit se mériter ! Et cet élitisme, couplé à quelques sorts d’oubli judicieusement placés, explique la faible trace que la magie laisse dans notre quotidien. Inutile en effet d’aller chercher les universités de magie dans des endroits reculés, elles sont au milieu même de nos villes.

Et inutile de surprendre votre incrédulité : si la magie existait vraiment, elle pourrait ressembler à ça ! Cette sensation de véracité est à rapprocher de celle obtenue par Susanna Clarke dans Jonathan Strange & Mister Norell (un chef-d’œuvre également).

Mais pour Quentin, notre héros, la magie c’est bien plus que cela, c’est la garantie d’une vie extraordinaire, de l’aventure assimilée au bonheur. Pourtant, pas plus que d’autres études, celle de la magie n’apprend à supporter la banalité du quotidien.

Cependant, la découverte du moyen de rejoindre un monde imaginaire célèbre (proche de Narnia) ravive cet espoir et ce sont huit magiciens qui partent à l’aventure… dans un monde au cœur d’un terrible conflit qui n’a que faire de ces touristes, et le prix à payer sera terrible.

Appétissant, non ? Rajoutons encore qu’il s’agit d’un de ces romans qui questionnent la forme d’expression, ce qui signifie qu’il risque de vous bousculer en dehors de votre zone de confort.

Les magiciens_300

Je vous aurais prévenu. Bonne chance.

Alain Kattnig