Carte blanche à Tom

Carte blanche un peu spéciale, puisque cette semaine Tom, qui tient le blog La Voix du Livre, nous raconte sa rencontre avec Carina Rozenfeld elle-même :

Celle-ci fut étonnante, et magique à la fois. Elle se passe en 2009 concrètement. Fruit du hasard et du sort, c’est assez incroyable d’imaginer tout ce qui a pu faire que cet événement se réalise… toutes les autres issues possibles qui auraient pu me mener à bien autre chose aujourd’hui…

Et si ma prof de latin n’était pas partie à la retraite ? Ou si la nouvelle prof de latin n’avait pas été là pour remplacer l’ancienne, pile au moment où elle partait à la retraite ? Et que, du coup, cette nouvelle prof en aurait été une autre, différente et peut être inintéressée par ce concours qui me permit de rencontrer mon auteur aujourd’hui fétiche ? Si je n’avais pas sauté une classe en CP ? Et si Carina Rozenfeld avait parrainé ce concours une année suivante, ou précédente ? Tant de petits détails qui m’ont amené à la rencontrer…

Commençons au commencement, car je crois vous avoir un peu perdu entres mes mots. Je vais vous raconter, aussi bien que je peux, ma rencontre avec  Carina Rozenfeld, avec qui ma relation est aujourd’hui bien plus proche que celle de lecteur/auteur…

Remontons le temps, en cette fin d’année 2009, alors que je venais d’entrer en 4ème

J’avais 13 à l’époque. En avance d’une année après avoir fait mes années de CP et CE1 en une seule, j’étais, et le suis toujours, bon élève. J’avais commencé le latin en 5ème, et il ne restait maintenant des 30 élèves, plus que 15 environ. J’aimais bien le latin, je l’aime toujours, même si c’est dur. Vous me direz quel lien avec Carina ?

En fait, cette année était nouvelle en latin, car notre ancienne prof était remplacée par une nouvelle, très sympathique, mais qui apportait surtout avec elle le projet de faire participer les 4èmes et 3èmes intéressés à un concours d’écriture. Organisé par le CDDP de Charente-Maritime, il permettait à des 4èmes et 3èmes, par le biais de leur collège, de participer à un concours de nouvelles, où les 6 gagnants seraient édités dans un petit livre, distribué dans tous les CDI des collèges de Charente-Maritime… Chose magnifique pour moi qui me promettais déjà à l’écriture depuis tout petit ! Mais l’intérêt majeur de ce concours, c’était l’échange avec un écrivain, parrain du concours, qui à 3 dates de l’année recevrait des nouvelles à lire et commenter pour un retour aux collégiens, et qui ferait ensuite partie du jury…

Vous l’aurez deviné, cette première année, où je me décidais à participer, la première de deux belles années, l’écrivaine marraine n’était autre que Carina Rozenfeld.

Je ne la connaissais pas à l’époque, je n’en avais même jamais entendu parler… le CDI s’offrit son livre, premier tome d’une trilogie : « La quête des Livres-Monde »… après l’avoir emprunté, il ne me fallut pas longtemps pour dévorer ce premier tome !

À cet instant, je ne savais pas encore le futur qui nous lierait, Carina Rozenfeld et moi, et qui me permettrait de tisser un lien particulier avec un  auteur, tout simplement, et peut être de l’amitié ?

Il y eut alors l’envoi des nouvelles, le retour positif pour moi, encouragé à bloc, l’écriture, l’impatience de la suite de La quête, de ses autres livres, et enfin le salon du livre de Montreuil, en 2009, qui me permit de la rencontrer en chair et en os pour la première fois. Ce fut un moment merveilleux, magique, et j’étais heureux comme tout !

Quelques mois plus tard, j’appris la merveilleuse nouvelle : j’étais un des six vainqueurs de ce concours ! Puis il y eut la sortie de « La quête des Livres-Monde tome 2 », il y eut « Doregon », la lecture de Les clefs de Babel et du Mystère Olphite, les échanges entre elle et moi par son blog, puis par facebook, mes trois autres rencontres avec elle, mon impatience vis-à-vis de ses livres, ma joie, ma rencontre avec les éditions L’Atalante aussi, qui m’offrirent même des livres suite à mes critiques enthousiastes du Mystère Olphite et de « Doregon », il y eut aussi ma seconde victoire à ce même concours, l’année d’après, et les autres concours auxquels j’ai participé, toujours encouragé par Carina… il y eut tout ça à la fois, et, quand je regarde ce passé derrière moi, je ne peux que penser que ce qui suivra sera tout aussi fantastique !

Toutes ces pensées sont en vrac, tout se mélange un peu, et j’ai l’impression que je serais le seul à y voir clair… et pourtant, c’est tout cet ensemble, même en bazar, qui représente tout ce qu’est pour moi Carina.

A Carina, merci !

 

Tom Sorcelier

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Le Mystère Olphite était chroniqué, lors de notre première Carte Blanche, par Lalex. Les Cracheurs de feu, troisième et dernier tome de la trilogie « Doregon », sort aujourd’hui (vous pouvez lire en la chronique sur le blog de tom). Et enfin, l’intégrale (dont le tome 3 jusqu’alors inédit) de « La Quête des Livres-Monde » ressortira en novembre. (NDLR)

Les nouveautés du mois

Une fois n’est pas coutume, c’est en ce deuxième mardi du mois que nous vous présentons nos nouveautés. Mais rassurez-vous : dès juin, nous reprendrons nos bonnes habitudes.

Je ne vais pas vous le refaire tous les mois, le coup de la sagesse populaire. Et c’est sans plus attendre que je vais plonger dans le vif du sujet. Sur les quatre nouveautés de mai, trois viennent enrichir notre collection jeunesse et une la collection La dentelle du Cygne.

Commençons par le lourd, le très lourd (je sais, la blague est assez facile…). Champion toutes catégories de l’imaginaire, j’ai nommé le premier roman d’une série intitulée Grimnoir : Magie brute de Larry Correia. Au croisement des genres du pulp, de la fantasy urbaine et des superhéros, laissez-vous embarquer par un scénario mené tambour battant écrit dans un style très visuel. Vous avez déjà pu lire des billets consacrés à ce livre sur notre blog (par ici) en voici un petit aperçu supplémentaire.

Jake Sullivan, vétéran de la dernière guerre mondiale, est un détective privé au passé de truand. Il doit la liberté à ses pouvoirs magiques – qui lui permettent de manipuler la gravité. Mais sa liberté a un prix : il doit mettre ses pouvoirs à la disposition du Bureau des Investigations à chaque fois qu’une enquête est liée au surnaturel.

Alors que sa dernière mission tourne mal, il est confronté aux véritables enjeux géopolitiques d’un monde où toutes les grandes puissances cherchent à s’approprier une arme au pouvoir de destruction inimaginable. Jake sera alors la parfaite recrue pour la société secrète du Grimnoir – police, juge et bourreau des « actifs », abusant de leurs pouvoirs.

Pour continuer, plongeons-nous dans l’aventure et la piraterie dans les mers des Caraïbes avec Flibustière ! de Johan Heliot. Des tréfonds du bayou jusqu’aux prisons sordides, nous allons suivre les pas d’Alexia Dumas, une héroïne pleine de panache.

Couverture © Didier Graffet

1797 Aristide Dumas embarque à La Rochelle avec sa femme et sa fille à destination des Caraïbes. Peu avant leur arrivée, sa femme meurt en mettant au monde un garçon, et leur navire, La Destinée, est abordé par un corsaire. Le destin d’Alexia est scellé. À douze ans, déguisée en garçon, elle rejoint la communauté des frères Lafitte, célèbres flibustiers établis à l’embouchure du Mississipi, pour garantir sa survie et celle de son jeune frère…

Dès lors elle sillonnera le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes pour faire sortir son père de prison, libérer le corsaire Logan des griffes de l’affreux Bonnafé et se lan cer dans la flibuste à son compte.

De batailles en trahisons, voici le premier livre des aventures d’Alexia Dumas, flibustière, une héroïne prise dans la tourmente de la colonisation en Amérique, avec en fil rouge le combat pour l’abolition de l’esclavage et l’émancipation par tous les moyens.

Couverture © Benjamin Carré

Il y a aussi, en ce mois de mai, un livre que vous êtes nombreux à attendre : le troisième et dernier tome de la saga de Doregon de Carina Rozenfeld. Les Cracheurs de lumière est là, tout chaud sorti de chez l’imprimeur (hmmm, j’anticipe un peu à vrai dire, mais c’est pour très bientôt !).

Mia, Josh et Garmon se retrouvent enfin dans la même ligne temporelle. Leur mission : faire disparaître l’ombre qui absorbe toute lumière et toute chaleur en Doregon, sans quoi les mondes qui s’ouvrent dans le couloir aux tableaux seront voués à la mort. Les humains et leurs alliés télépathes se rassemblent pour l’ultime bataille face à un Moone écrasant de supériorité et de noirceur…

Dernier de la liste, mais pas des moindres, le deuxième tome de la série Le peuple des nuées de Kai Meyer : La Lance et la lumière.

Tandis que Pleuring chemine avec Bisevent à la recherche de ses souvenirs, Nugua se rend avec le Xian Li au cimetière des dragons, afin de demander au gardien le lieu où séjournent ceux qui ont subitement disparu. Eux seuls pourront la sauver de la malédiction de la Main Pourpre qui la fait mourir à petit feu. Mais surtout, ils sauront aussi empêcher l’éther de mener à terme ses funestes projets de destruction du monde. Quant à Niccolo, il est toujours sous le charme magique de Fille de Lune qui, esclave de l’éther, cherche à tuer les trois derniers Xian. Saura-t-il l’en empêcher au risque de la tuer, alors qu’il l’aime irrésistiblement ? Si le dernier Xian venait à mourir, le lien entre les dieux et la terre serait rompu et l’éther malfaisant dominerait le monde.

Tous ces titres, vous les retrouverez chez vos libraires préférés dès le 23 mai. Je vous souhaite un très bon mois de lecture !