Trajan Pursuit : notre nouveau concours

Amis pour la vie !

Suite à nos investigations temporelles sur le futur best-seller d’Anne Larue, La Vestale du Calix, nous avons décidé d’organiser un petit concours pour vous faire découvrir ce livre atemporel et engagé qui vous permettra de trouver sans peine un appartement dans la ville de votre choix.

Le principe est simple : répondez aux questions qui suivent et laissez-nous faire le reste. Les trois gagnants seront désignés par tirage au sort (la main innocente sera celle d’Anne en personne — nous avons promis de la lui rendre une fois le tirage effectué) parmi ceux d’entre vous qui auront prouvé leur valeur. Lire la suite

C’est l’histoire d’une fille

Allez savoir pourquoi, bien souvent, les futurs chefs-d’œuvre manquent de passer inaperçus lors de leur sortie en librairie. Les journalistes malins de Nolife ne s’y sont eux pourtant pas trompés lorsqu’ils ont invité Anne Larue dans leur émission. Il nous a semblé captivant d’enquêter sur le devenir de ce curieux roman et des seize épisodes suivants, dont le dernier paraîtra en 2039 : une success story du futur. Car, comme le disaient les frères Bogdanov : « Dans le futur, tout est possible. »

Une fois de plus, notre envoyé spécial – on le sait, point effrayé par les dimensions parallèles (cf. un précédent reportage) – n’a pas hésité à se rendre à point nommé afin de rapporter des informations fiables à nos lecteurs.

Ainsi, pour peu que nous faisions un tour dans les rayonnages de la Sorbonne Nouvelle Nouvelle en l’an 19999 (à l’approche du bien connu « bug total » de l’infrastructure numérique), on y trouvera plusieurs monographies ainsi que des magazines d’époque (gardés sous vide et consultables sur liseuses) traitant de la fameuse décaheptalogie de La Vestale. Ironie du sort, le nom de son auteur est alors presque méconnu du public, tandis que les personnages Anna, Ankh et Holinshed sont évidemment dans les chambres de tous les enfants. Sous forme de posters (voir notre illustration) ou de figurines.

Heureusement, les chercheurs pointilleux de la Sorbonne Nouvelle Nouvelle ont gardé des traces de ce personnage majeur qu’était, en son temps, Anne Larue. Si on la sait avoir participé à des mouvements révolutionnaires wikas (un ordre religieux pratiquant la sorcellerie et la polygamie, faut-il croire), on retiendra de son parcours un engagement majeur dans toutes les grandes causes de son époque.

Elle montre un intérêt pointilleux pour l’alimentation et la santé, mais cherche aussi à donner des réponses à la crise du logement, ainsi que le souligne un rédacteur des Échos du fiduciaire et de la juridiction, dans leur 15e volume, tomaison III, de novembre 5764 : « C’est l’histoire d’une fille qui veut retrouver sa colocataire. Je crois que cela témoigne des problèmes de logement qu’on rencontrait à l’époque. » Universitaire et formatrice, elle se souciait des débouchés de ses étudiants : « C’est l’histoire d’une fille qui avait pourtant réussi son concours mais c’est vrai qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver après », note le Bulletin de la société des lauréats de la Galaxie de mai 10457. Même si, comme le remarque Science et projets cyborgs, dans son numéro double de l’été 42534, « l’idée de progrès linéaire n’est pas vraiment à l’ordre du jour », elle porte un grand intérêt aux liens unissant les individus qui, nous le savons pour l’expérimenter, se délitent quelque peu. Le comité de lecture du supplément gratuit de la revue Deux cœurs, un cosmos du 30 juillet 87440, « Que lire cet été sur les plages d’Alpha du Centaure ? », ne s’y était pas trompé en proposant à leurs lectrices « l’histoire de deux filles que tout sépare mais qui feront tout pour se retrouver, malgré les obstacles ».

Féministe militante, elle n’hésita pas à choisir, comme personnage central de son récit d’aventures, une femme forte et passionnée, ce que Lady Caroline Burne (dans ses mémoires, Mes Meilleurs Souvenirs du patriarcat, parues en 18576 aux éditions Le Temps retrouvé) trouve « étonnant pour l’époque, car on ne racontait alors que des histoires de mecs ». Malgré son dévouement pour les causes humanitaires, elle pensait aussi sans cesse à nos amis les bêtes, ce dont se réjouissait l’Association pour la promotion du véhicule spatial hippomobile, dans son Bulletin galactique Est du premier semestre 9512 : « C’est l’histoire d’un cheval. »

 

En définitive, et sans vous en révéler les intrigues (car spoiler, c’est mal), on saura que la décaheptalogie d’Anne Larue aura fait couler beaucoup d’encre à travers le temps et connu des records de ventes incomparables. Ce, chose étonnante, sans jamais en montrer les héroïnes dénudées en couverture !

Zone Franche 2012 : l’année des révélations

Vous le savez peut-être : nous étions à Bagneux (92) pour le salon Zone Franche. Les salons sont toujours des temps étranges où l’on bascule dans ce lieu parallèle et radical, oui, une bien nommée Zone Franche où vit un curieux microcosme. Voici des documents exclusifs sur ces quelques jours. Lire la suite

Narcogenèse est un roman terrifiant… par Anne Larue

Narcogenèse est un roman terrifiant, étouffant. Sa force tient à la fois à sa qualité d’écriture et à la puissance de ses références, qui nous hantent dans l’arrière-fond du texte : Hoffmann et son épouvantable conte du marchand de sable, mais aussi Ubik. Vous avez aimé Hoffmann et Philip K. Dick, vous aimerez Anne Fakhouri.

Le « Grand Lustucru » qui passe, chanté par Colette Magny à la voix si étrangement basse, mange « crus tous vifs, sans pain ni beurre, tous les petits gars qui ne dorment pas » – « petits gars » au sens de « guys », car filles et garçons sont sa proie. Mais le marchand de sable est encore pire quand il s’attaque aux enfants qui dorment. Il est si puissant qu’il peut les projeter dans le coma. Il les viole, il les torture, il les tue. Le moindre sommeil leur est fatal. Il est l’Homme Noir des cauchemars, cette instance psychique destructrice dont parle Clarissa Pinkola-Estes dans Femmes qui courent avec les loup/ves. Il est celui contre personne ne semble pouvoir lutter.

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