Où sont les extraterrestres ? dans « Sphères d’Influence » bien sûr !

Vous avez eu la chance de découvrir où étaient passées toutes ces civilisations extraterrestres qui sillonnent l’univers depuis bien longtemps. Celles que nous désespérons de ne jamais trouver.

C’était dans Grand Central Arena, une sorte de modèle réduit de l’univers tout entier !

Quant à ceux qui n’ont pas encore lu le roman, ne continuez pas la lecture de cet article avant de vous l’être procuré. Ça sent la divulgation… je vous aurais prévenus. 😉

L’Arène serait-elle un espace de rencontres prodigieux et enrichissant entre toutes les civilisations de l’univers, ou bien la triste solution d’un dieu fatigué de voir les incessants génocides de ses créatures intolérantes ?

L’Arène où vient d’émerger l’Humanité, dernière espèce en date depuis bien des millénaires. Une Arène qui tolère le conflit mais l’organise sous forme de défis.

Depuis son arrivée, l’équipage du Graal avait eu plus que son lot de défis, il lui fallait des renforts ! Vous aviez alors laissé Ariane revenir sur Terre chercher du renfort, maaaaiiiiis j’ai bien peur de devoir vous dire que les choses se sont compliquées.

Imaginez-vous qu’un simple pilote puisse devenir l’ambassadeur de toute l’Humanité ? Non, bien sûr que non, il vous faut un politique avisé, intelligent, ambitieux et passé ceinture noire en manœuvre bureaucratique. Quelqu’un comme Oscar Naraj, un moderne Selmayr.
C’était la décision la plus rationnelle.

Mais la Terre peut-elle se permettre de refaire de nouvelles erreurs de débutants qui seraient mortelles ?

Comment croire sur parole ces aventuriers avec leurs histoires à dormir debout ? Sans doute exagèrent-ils l’inimitié des molothos, comment croire qu’une espèce intelligente puisse vouloir la fin d’une autre pour d’aussi futile raison qu’une atteinte à leur orgueil ?
Et pourtant, les molothos représentent l’espèce la plus puissante de l’Arène, au point de former une faction à eux tous seuls.
Or, le refus obstiné d’Ariane et de ses compagnons de rejoindre une faction rend l’Humanité libre, certes, mais vulnérable.

Puis, il y a les étranges pouvoirs d’Ariane, tellement mystérieux et incontrôlables qu’on dirait de la magie. Des pouvoirs difficiles à prouver puisque ne se manifestant que dans l’Arène.
Faut-il croire à l’intelligence collective de l’Humanité ou faire confiance à son instinct ?
Ariane est-elle véritablement prête à endosser une telle responsabilité ? Et qui sont ces personnages tout droit sortis d’une simulation d’une ampleur incroyable, les Hypérions ?
L’un d’entre eux, improbable croisement entre une légende chinoise, des gènes humains et simiens a produit le Roi des Singes : Sun Wukong. Un être de légende incarné dans notre monde réel, est-ce la seule forme de duperie possible dans l’Arène ?

Quel meilleur terrain de jeux pour de tels individus que l’Arène : taillée, dirait-on,  pour assurer un avenir aux héros de tout poil (c’est le cas de le dire) ! N’est-ce pas dans l’Arène que le destin de systèmes entiers peut basculer sur une course ou un combat singulier ? Est-ce cela le dessein de l’Arène ?
Interdire l’extermination des espèces entre elles mais aussi garantir l’existence de destins individuels ? Le contraire même des concitoyens d’Orphelin tombés sous la coupe des IA et noyés dans une obéissante masse d’individus.

En tout cas c’est pour notre plus grand bonheur de lecteur que ce théâtre vient à nouveau assurer une représentation : Sphères d’Influence n’est pas n’importe quelle science-fiction, c’est celle d’origine avec des héros positifs et enthousiasmants, des enjeux galactiques, des menaces existentielles et par-dessus tout avec du…mystère.

Vous en reprendrez bien une dose, n’est-ce pas ?

Alain

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