La Décade de l’Imaginaire – Dernières heures

Bonjour à toutes et à tous,

Nous arrivons dans les dernières heures de La Décade de l’Imaginaire 2013. C’est bientôt l’heure du bilan de cette opération que nous avons imaginée pour vous.
Depuis mon dernier article, les deux dernières nouvelles ont été mises en ligne, il s’agit de L’envol du faucon sagittal d’Andreas Eschbach et Ce que chuchotait l’eau d’Anne Fakhouri. De la science-fiction et du mythe arthurien pour finir les dix jours en beauté !

Si la Décade se termine officiellement ce soir à minuit, les dix nouvelles à travers lesquelles nous vous avons proposé de découvrir ou redécouvrir certains de nos auteurs et leurs univers resteront disponibles en téléchargement gratuit jusqu’au 1er juillet.

Je tenais à vous remercier, chères lectrices et chers lecteurs, pour votre enthousiasme exprimé publiquement sur les forums, blogs, réseaux sociaux, ou en privé. Merci à tous les stores qui ont relayé et soutenu l’opération par des articles, des bannières, des tweets et retweets… Et un énorme merci aux auteurs et à leurs agents qui nous ont permis de vous offrir des textes gracieusement, car sans leur adhésion et leur consentement, la Décade aurait eu bien triste mine.

Il ne me reste plus qu’à vous donner rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition de la Décade avec un autre thème, d’autres romans à « prix découverte » et d’autres nouvelles gratuites.

La Décade de l’Imaginaire – Sixième, septième et huitième jours

Ami lecteur,

Aujourd’hui, je me transfigure en marchand de lessive en vous proposant du 3 en 1 : les sixième, septième et huitième jour de la Décade de l’Imaginaire en un seul article. C’est ça, la magie d’Internet… elle ne fonctionne pas toujours. Bref, vous n’êtes pas venus là pour m’entendre râler contre les aléas des prestataires de connexion, mais pour entendre la sainte paro… Sorry, wrong number.

Côté nouvelles, vous fûtes nombreux samedi à télécharger La Stratégie du requin de Jean-Claude Dunyach au point que parler de raz-de-marée ne serait pas incongru. Requin, marée… je vous laisse constater que malgré un week-end contrariant, je n’ai rien perdu de mon sens de l’humour ! Pour le beau dimanche ensoleillé, c’est Fractal de Vincent Gessler qui vous a séduits. Une vengeance implacable et surprenante. Enfin, aujourd’hui, c’est une histoire martienne que je vous propose de découvrir. Un texte étonnant de Michael Moorcock, dédié à une grande dame de la science-fiction, Leigh Brackett. (Vous la connaissez forcément, même si vous ne lisez pas de la SF. Pourquoi ? Eh bien, tout simplement parce qu’elle cosigne le scénario de L’Empire contre-attaque, le meilleur film de la série Star Wars.) C’est une histoire martienne, disais-je, une enquête qui plus est, au titre des plus étranges : La Sorcière égarée de la citadelle silencieuse. Tout un programme, croyez-moi ! Et un beau programme.

Du côté des romans et des auteurs, dont je vais vous parler aujourd’hui, nous allons rester exclusivement dans le domaine francophone. Car nous avons, dans l’Hexagone, d’excellents auteurs de l’imaginaire, même si parfois nous autres lecteurs restons aveugles à leur qualité, succombant à l’appel des sirènes anglo-saxonnes.
Commençons par Rêves de Gloire de Roland C. Wagner. Une uchronie née de points de divergences multiples, d’histoires personnelles alternatives (dont la mort du général de Gaulle dans un attentat n’est sans doute pas la moindre, sans être le seul pivot des événements) qui vont se conjuguer, confluer et provoquer cette Histoire alternative contée à son tour par les multiples voix de ceux qui l’ont vécue, ceux qui l’ont faite ou simplement ceux qui en subissent directement ou indirectement les conséquences. Rêves de Gloire est une histoire de quêtes, narrée selon une polyphonie foisonnante et humaine, dont la plus centrale est celle d’un collectionneur à la recherche d’un disque vinyle rare pressé à quelques exemplaires à la fin des années 60.
Des quêtes, mais d’un tout autre tonneau, vous en trouverez dans les Chroniques d’Arcturus de Gilles Servat dont Skinn Mac Dana est le premier livre, le premier chant, si j’ose dire. Dans un texte poétique, de cette poésie dont sont faites les chansons de geste, Gilles Servat revisite les mythes celtes à travers le prisme de la science-fiction. Destins fabuleux, prophéties obscures, bestiaire fantastique, luttes de pouvoir… une narration lyrique empreinte d’une profonde sensualité.
Terminons par les trois romans de Pierre Bordage que nous vous proposons de redécouvrir à l’occasion de la Décade. Redécouvrir ? Si Pierre Bordage est largement connu pour ses space opera grandioses aux allures de fresques intersidérales, avez-vous lu sa trilogie narrant la guerre de Vendée à l’époque de la Révolution française. Cette trilogie, c’est L’Enjomineur dont les livres s’intitulent respectivement 1792, 1793 et 1794. L’action se déroule entre Nantes, Paris et la Vendée, et le fantastique y est omniprésent.

Pour retrouver des liens directs vers certains libraires numériques (si vous n’avez pas de fournisseur attitré), rendez-vous sur cette page.
Quant à moi, je vous retrouve demain pour l’avant-dernière journée de notre Décade de l’Imaginaire.

La Décade de l’Imaginaire – Cinquième jour… mais pas que

Chers lecteurs,
En ce vendredi nous allons, bien entendu, parler de la cinquième journée de la Décade de l’Imaginaire, mais pas seulement car il est temps d’annoncer les parutions numériques de la semaine prochaine !

La nouvelle gratuite du jour, c’est Nouvelle vie™ de Pierre Bordage. Dans un monde où des entreprises peuvent breveter le génome humain en sélectionnant les individus qui les intéressent, un homme est prêt à tout pour protéger sa fille…
Un texte qui fait froid dans le dos et qui n’est pas sans rappeler des pratiques en usage dans certaines entreprises d’agro-alimentaire… Un texte d’une actualité indéniable.

Pour les deux romans que je souhaite vous présenter aujourd’hui, je vais vous faire voyager jusqu’en Espagne, car c’est là que vit leur auteur : Javier Negrete. Cet ancien professeur de grec, qui se consacre désormais pleinement à l’écriture, connaît son Antiquité sur le bout des doigts. Ce n’est donc pas un hasard s’il a choisi d’écrire une saga de fantasy antique intitulée Chronique de Tramorée dont je vous propose de découvrir le premier tome aujourd’hui. Il s’intitule Zémal, l’épée de feu.
« Tariman, le dieu forgeron, descendit vers le feu éternel du Pratès, les abysses de l’enfer. Là, en secret, il forgea Zémal, l’Épée de Feu. Il invoqua les pouvoirs de la terre et du ciel, le feu des comètes, la lumière des étoiles, et les enferma tous dans une lame éblouissante par son éclat. » Or, le dernier porteur de cette arme fabuleuse vient de mourir et deux jeunes gens vont partir en quête de Zémal. L’un est un guerrier, l’autre disciple d’un mage. Mais la lame ne se laisse pas porter par le premier venu, son pouvoir se mérite…

L’autre roman dont je veux vous parler est Le Mythe d’Er, ou le dernier voyage d’Alexandre le Grand. Il s’agit ici d’une uchronie. Euctémon, le personnage central de ce roman, est le médecin personnel d’Alexandre de Macédoine qu’il a arraché à la mort à Babylone. Aussi, ce conquérant, après avoir déferlé sur Rome à la tête de ses armées et conquis la ville aux sept collines, se prépare-t-il au plus périlleux des voyages : la quête du temple du Destin, mentionné par Platon dans ses écrits, où résident les Moires qui président aux destins des hommes.

Pour en apprendre davantage sur l’auteur et ses romans, rendez-vous sur la page qui lui est consacrée sur notre site.

Et les nouveautés de lundi prochain ?

Alors que la Décade bat son plein, il ne faudrait pas négliger les titres à paraître la semaine prochaine car vous m’en avez réclamé certains avec insistance. Eh bien, que vos vœux soient exaucés !

  • Le temps, en s’évaporant, de Jean-Claude Dunyach. Et un recueil de plus qui rejoint la longue liste des disponibles à (re)lire absolument (pun intended) ;
  • Pouvoirs, d’Ursula Le Guin. Troisième et dernier roman de la Chronique des rivages de l’Ouest ;
  • Kali Yuga, de Roland C. Wagner. Ce huitième opus des Futurs mystères de Paris plonge Tem dans une enquête sur des électeurs volatils en pleine période électorale ;
  • Fils du ciel, de David Wingrove. Premier des deux romans d’ouverture de Zhongguo, Fils du Ciel nous entraîne au cœur des événements du 21e siècle, qui ont façonné le monde où se déroule la saga cent cinquante ans plus tard.

Oui, je sais, face à une telle débauche de titres de qualité, on ne sait que choisir. Pourquoi choisir, d’ailleurs ? Avec le numérique on peut se faire plaisir sans se fâcher avec son banquier… enfin, la plupart du temps.

La Décade de l’Imaginaire – Quatrième jour

Nous voici au quatrième jour de notre Décade de l’Imaginaire. Au programme : une nouvelle de Terry Pratchett dans le Disque-monde et le roman d’Olivier Paquet, Le Melkine.

La nouvelle que nous vous offrons en ce jour est Drame de troll de Sir Terry Pratchett. Une histoire de pont à péage, de tradition, du temps qui passe et de nostalgie avec un Cohen le Barbare plus en forme que jamais.
Si vous découvrez le Disque-monde et que vous ne savez pas par où commencer votre exploration, quelques pistes dans ce billet.
Pour découvrir quelques extraits de romans à télécharger gratuitement de cet auteur britannique hors norme, c’est par ici.

Le roman dont je veux vous parler aujourd’hui est Le Melkine d’Olivier Paquet. Le Melkine, un astronef qui sillonne la Galaxie depuis plus de trois cents ans. Un navire-école à l’algorithme de positionnement tenu secret. Un enseignement attaché à un idéal d’évolution humaine. Pourtant, Azuréa, la dirigeante de la Fréquence Banquise est bien décidée à trouver et à détruire ce vaisseau qui élude l’influence des médias. Une guerre personnelle et sans merci.
Olivier Paquet joue avec ce monde où la domination est une question de puissance d’émission de messages médiatiques aliénants, et où la manipulation de et par l’information est l’arme la plus dévastatrice pour nous montrer les dérives du nôtre. Olivier Paquet est en cela le digne héritier des grands auteurs de science-fiction qui, sous couvert d’ailleurs et de demains, s’emploient à disséquer l’ici et l’aujourd’hui.
Pour en apprendre davantage sur l’auteur et lire gratuitement des extraits de ses romans rendrez-vous sur cette page.
Et n’oubliez pas la nouvelle inédite de cet auteur que nous vous offrons depuis mardi à l’occasion de cette Décade.

La Décade de l’Imaginaire – Troisième jour

Nous voilà rendus au troisième jour de notre Décade de l’Imaginaire. Une nouvelle nouvelle est disponible gratuitement (je sais, la tournure n’est pas heureuse ; pourtant, elle remplit bien son office). Il s’agit encore une fois d’un texte inédit. Cette fois, pour changer de genre, c’est un monde de fantasy que nous vous proposons d’explorer avec le texte Raoul des Crapauds de Sylvie Denis. Puis nous nous intéresserons à la science-fiction tout droit venue de la Confédération helvétique. Mais ne sautons pas les étapes.

Raoul des Crapauds sonne familièrement pour qui connait l’univers de Haute-École de Sylvie Denis. C’est un monde de fantasy où les magiciens tentent d’échapper au contrôle de leurs dons par pouvoir en place. Raoul des Crapauds, le personnage central de la nouvelle que nous vous proposons de découvrir a, quant à lui et comme son nom le suggère, une affinité particulière avec les animaux.
Sylvie Denis est enseignante d’anglais de formation, mais c’est avant tout une auteur, traductrice et anthologiste qui participe à de nombreux projets éditoriaux dans le milieu de la science-fiction. Les romans et nouvelles nées de sa plume sont régulièrement couronnés de prix tels que le Rosny Aîné ou le Julia Verlanger. Côté traduction, elle met son talent au service d’auteurs tels qu’une certaine Megan Lindholm ou Gail Carriger.
Les éditions L’Atalante ont publié son premier roman Haute-École ainsi que le diptyque La saison des singes et L’Empire du sommeil. Les trois romans sont disponibles tant en édition papier qu’en numérique.

Côté romans à découvrir, penchons-nous aujourd’hui sur de la science-fiction venue des Alpes et plus précisément de la Confédération helvétique. Deux auteurs, deux romans à découvrir durant notre Décade.
Vestiges de Laurence Suhner. Une exoplanète glaciaire, une équipe scientifique confrontée à des phénomènes que les connaissances ne peuvent pas expliquer. La découverte de traces d’une espèce qui semble disparue. Voici le cadre du roman de Laurence Suhner qui trouve un équilibre entre la précision de la hard science et le vertige du space opera. Premier roman, premier livre d’une trilogie dont la suite paraît à l’automne 2013, Vestiges a d’ores et déjà séduit un large public et remporté de nombreux prix.

Mimosa de Vincent Gessler. Autre auteur, autre roman. Sur une Terre devenue végétarienne et où la mode est d’être le sosie de…, Tessa n’est le sosie de personne. Elle dirige une agence d’investigation et doit résoudre l’énigme d’un mystérieux souvenir enregistré sans se douter un seul instant que son enquête lui apportera les clefs de son propre passé. Roman déjanté et baroque au casting impressionnant, Mimosa est un bolide lancé à fond de train, aux scènes d’action parfaitement maîtrisées. Mais il n’est pas que cela, la question qu’il pose sans cesse est de savoir ce qui nous définit en tant qu’individu, ce qui crée notre unicité.
Vincent Gessler a publié Cygnis et Mimosa aux éditions L’Atalante. Cygnis paraîtra en édition numérique à la rentrée 2013.

Bonnes lectures et à demain.