« Les Chevaux Célestes » d’un certain Guy Gavriel Kay, vous connaissez ?

Non ? … eh bien vous devriez !
Car, si vous êtes arrivés sur ce blog, c’est sans doute que la fantasy ou l’imaginaire au sens large ne vous laisse pas indifférent.
Peut-être même que le nom de Guy Gavriel Kay ne vous est pas totalement inconnu ! Et pourtant, malgré de nombreux romans publiés, l’auteur reste relativement confidentiel en France.

La parution de Les Chevaux Célestes devrait changer cela, car c’est à mon sens l’œuvre maîtresse de Kay, la pure essence de son approche quasiment unique de la fantasy. Et c’est l’usage de la civilisation millénaire chinoise qui a permis un tel chef-d’œuvre, car vous qui cherchez des civilisations étrangères, des coutumes extravagantes et des psychologies différentes, inutile d’aller plus loin.
Notre bonne vieille planète, en plusieurs milliers d’années d’histoire et bien plus de préhistoire, a déjà produit plus de variétés qu’il n’en faut pour nourrir les muses de tous les écrivains de fantasy !
Avec un immense avantage : la profondeur culturelle et historique.

Combien de fois avez-vous entraperçu les étais des décors de carton-pâte de vos fantasy ? Hum ?
Combien de fois vous êtes-vous dit qu’il était décidément bien étrange que vos voleurs, mendiants et autres ruffians favoris soient aussi peu différents de vous ?

Voilà ce qui distingue ce roman.

Restait à éviter l’autre grand écueil auquel doit faire face chaque littérature de genre ; l’attraction de la grande littérature et la négligence des codes du genre. (cf. Fabien Lyraud sur ce sujet).
De ce côté-là, il faut reconnaître que les apparences sont trompeuses ; notre héros s’exprime aisément en vers et les combats les plus difficiles sont des joutes, certes, mais oratoires à la cour de l’Empereur !
Pire encore, la prose de Kay a toujours été élégante et fluide, le tableau est apparemment accablant, non ?

Eh bien, j’affirme ici le contraire.
L’écriture de Guy Gavriel Kay n’est pas une fin et sert son histoire. Quant à l’importance de la poésie dans le roman, apprenez qu’elle correspond à une réalité qui a été et que pour s’élever dans l’univers de la Chine ancienne, tout pétri de valeurs guerrières que vous soyez, vous devez savoir jouer de votre langue comme d’une dague acérée.
Ces combats n’en sont pas moins incroyablement passionnants car, au contraire des combats à l’épée dont les finesses ne nous sont pas accessibles, un combat d’éloquence devant l’empereur nous est parfaitement intelligible !
Souvenez-vous donc du film Ridicule à la cour du roi Louis XVI, et vous aurez une idée des périls qu’encourt notre héros, l’honorable Shen Tai.
Lui qui était simplement parti donner une sépulture aux ossements de la dernière grande guerre de son défunt père…
Un acte perdu au milieu de l’empire le plus peuplé de l’histoire, mais un acte dont les répercussions feront vaciller l’Empire du Milieu.
Quant à toi, lecteur, tu accompagneras Shen Tai au sommet de la vague de changement qui affecte la Kitai et tu te souviendras de la vieille malédiction chinoise :

« Puissiez-vous vivre des temps intéressants. »

 

 

Permettez-moi enfin de remettre notre belle couverture, on ne s’en lasse pas !

chevaux-celestes1

 

Vous trouverez enfin un échantillon, comme à la parfumerie, ici.

Alain Kattnig

Des rivières de sang couchées sur du papier : Vincent Chong & Liz Williams

presfutL’objet physique qu’est le livre, que vous tenez d’ailleurs de moins en moins souvent entre vos mains, peut subir de nombreux ratés, hélas. Bien sûr il y a les feuilles qui se décollent, mais l’amélioration des colles l’a rendu aujourd’hui exceptionnel. Nous avons aussi au menu les pages qui manquent ou qui sont répétées au détriment de celles que vous auriez voulu lire. Mais les défauts les plus apparents et donc les plus gênants sont souvent liés à la couverture. Lointain est le temps où des symboles dépouillés suffisaient, tenez, comme dans les vieux « Présences du Futur » à gauche.

Aujourd’hui les couleurs explosent dans tous les sens, les graphistes et les illustrateurs se défoncent… mais nous autres éditeurs de mots n’avons que peu la culture de l’image. Alors quand vient le moment de coucher ces beautés sur le papier, ou plutôt sur le carton parfois mat, viennent les désillusions… « Quoi ! Mais on ne voit rien dans ces noirs ! » est l’interjection la plus courante et une des raisons de l’abandon de nos anciennes couvertures. Alors quand l’impression est une totale réussite… réjouissances ! Car, on ne le sait pas assez, la peinture à base de sang souffre d’un faible contraste. Or le roman de Liz Williams, La Traite des âmes, étant fréquemment rendu en Enfer, il fallait bien se résoudre à employer généreusement le rouge. Car, voyez-vous, le sang est une délicatesse très appréciée des différents Démons, à l’image du vin, fonction de l’âge du « donneur » et de son état biologique. Vincent Chong, l’auteur des superbes illustrations de la série du Grimnoir de Larry Correia, nous a fait la faveur de nous proposer sa propre vision d’un Enfer chinois moderne… mais toujours couleur sang.

Mais laissons parler l’artiste.

N’hésitez pas à comparer avec la couverture imprimée. Et puis, une fois que vous aurez le livre… ouvrez-le, il en vaut la peine !

Et pour un petit coup d’œil indiscret sur le début du livre, visitez donc notre bibliothèque virtuelle !

Zai Jian

Alain Kattnig

007 % pour convaincre … ou la seconde Révolution Numérique

Vous n’avez que 007 % pour convaincre…

Une révolution silencieuse est en train de se produire, là, sous vos yeux.
Noooooooon, je ne veux pas parler du livre numérique, ça commence à être un peu éventé ce truc-là ! Je veux parler d’une de ses conséquences.
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais certains vendeurs de livres numériques vous permettent d’y goûter un peu avant, histoire de voir quel goût ça a, si ça a des chances de plaire.
C’est une Révolution. Bon, manifestement, pas encore pour tout le monde, mais pour un gros lecteur comme moi ça l’est !
En effet, à force de lire (pour autant que ce ne soit pas pour vous qu’un moyen de remplir des temps morts ou difficiles) vous finissez immanquablement par lire de très bons livres. Et vous en voulez d’autres comme ça, forcément. Et vous avez bien raison !
Là commencent les difficultés… car rien, absolument rien, ne vous permet d’avoir la certitude qu’un livre va vous plaire. Les séries permettent certes de minimiser le risque, mais au prix du manque de surprise dans un genre où cette surprise est pourtant indispensable.
Avant, le risque de déception était donc important, mais ça c’était avant. 
Car maintenant certaines plateformes de vente de livres numériques permettent de lire un extrait, parfois fort joufflu, de l’ouvrage que vous convoitez.
Maintenant, vous pouvez lire jusqu’à 10 % d’un livre et ne vous décider qu’après d’acheter ou non.
 Bon, avec la table des matières, les différentes introductions, présentation voire même parfois pubs pour d’autres livres, vous n’obtenez en réalité qu’environ 007 % du total (calcul personnel™).

Ça a l’air de rien, mais ça a changé ma vie de lecteur. Au lieu d’acheter dix livres et de n’en achever qu’un seul, je pense bien maintenant finir plus de la moitié des livres que j’ai ainsi « essayés ». Mon exemple est certes un peu particulier voire extrémiste, mais, comme c’est souvent par les gros lecteurs que les innovations se propagent, j’ai voulu vous faire part de cette expérience.
Car elle peut avoir d’importantes conséquences à long terme sur la façon d’écrire des romans, ne croyez-vous pas ? Les auteurs vont-ils avoir tendance à réaliser de magnifiques bandes-annonces de leurs livres sur ces fameux 007 %, comme au cinéma ?
 Vous savez, ces extraits de film à venir dans lesquels une voix grave sert de contrepoint aux meilleures scènes du film (des mauvaises langues affirment parfois qu’il n’y en a plus d’autres).
Menace ? Opportunité ? Je ne sais, mais je prédis qu’on n’écrira plus tout à fait de la même manière à l’avenir.

Alain Kattnig

Le rétro-futur à L’Atalante

Le rétro-futur à L’Atalante, c’est Matthew Hughes.

À L’Atalante, on est tellement en avance sur les modes qu’il nous faut parfois attendre fort longtemps pour être rejoints. À moins bien sûr que ce soit notre obsolescence qui n’ait pas encore atteint le point où elle se métamorphose en une nouvelle mode, allez savoir…
Quoi qu’il en soit, nous avons, il y a plusieurs années, misé sur un auteur « Rétro-Futur », un peu avant les Utopiales 2011 dont ce fut un sujet fort.

Peut-être avons-nous été présomptueux : il n’est guère aisé de lancer une mode lorsqu’elle se limite à une seule personne ! Fallait qu’on l’aime beaucoup ce garçon !
Rien de physique, je vous rassure, nos relations sont restées extrêmement platoniques, les vertus certainement des communications exclusivement numériques. De plus, mon anglais parlé est rudimentaire et me fait saisir à chaque fois la frustration d’être limité par l’existence d’un médium entre moi et l’assemblée.

Tenez, tout comme maintenant.

Ce blog n’est-il autre chose qu’un médium dans lequel risque de s’échouer mon enthousiasme ?
D’ailleurs, ça me fait penser à une nouvelle de Isaac Asimov,  « Les Mouches », écoutez donc :

« Les émotions ! Quel droit un individu quelconque avait-il d’étudier les émotions ? Les mots avaient été inventés pour dissimuler les émotions.C’est l’horreur de l’émotion à l’état brut qui avait fait du langage une des nécessités de base. »

Hélas, je ne dispose pas des moyens de ce scientifique pour interpréter et transmettre l’émotion pure.
Tenez, maintenant que j’y pense, cette idée existe également dans Demain les chiens de Clifford D. Simak. N’est-ce pas Joe le Mutant qui offre à l’humanité le splendide cadeau d’être capable de comprendre son prochain, au-delà des mots ?

image001C’était bien sûr un cadeau empoisonné car seul ce nouveau talent pouvait permettre aux hommes de comprendre quel paradis de méthane est Jupiter, avec le bon corps, bien sûr…
Mais je m’égare, et je m’aperçois que je n’ai toujours pas donné le nom de cet auteur « Rétro-Futur » : il s’agit bien sûr de Matthew Hughes dont l’économie d’écriture rappelle celle des deux Grands Anciens que je viens de citer.
La science-fiction a en effet considérablement évolué depuis leur époque ; aujourd’hui on dirait qu’il est impossible d’écrire de la SF « sérieuse » sans être obligé de fournir des paragraphes de justification de la moindre transformation technique ou sociétale invoquée !
Nos Grands Anciens n’avaient pas ce problème, car ils avaient une arme secrète… Notre imagination. Quoi de plus fiable que l’imagination du lecteur pour donner chair à l’univers qu’un auteur vous décrit ?

Laisser votre lecteur faire le boulot, génial, non ?

Mais revenons-en à cet auteur dont l’écriture mordante et ironique est bien plus fréquemment rencontrée en polar qu’en SF, même si Jack Vance fut un grand représentant de cette écriture. Voici donc une brève biographie :

Matthew Hughes est d’origine anglaise, installé depuis son plus jeune âge au Canada et il a pratiqué l’écriture pendant la plus grande partie de sa vie professionnelle. Comme journaliste et rédacteur professionnel.
 Le Démon de l’Écriture lui a fait commettre son premier roman en 1994, dans lequel il introduisait son univers dit de L’Archonat dans un roman intitulé « Fools Errant ». Un premier roman à l’âge de… 45 ans. Je vous prie de croire que ce n’est pas commun !
image002Une minute de silence, s’il vous plaît, pour cette couverture mort-née, représentative hélas! de cette époque où les départements artistiques travaillaient sur des couvertures, peut-être, mais pas sur des livres !

Sachez pourtant que l’auteur y avait déjà dépeint une Vieille Terre encore éclairée par son tout aussi vieux soleil rouge et morcelée en une myriade de cultures toutes plus bizarres les unes que les autres. Peut-être la conséquence martelée depuis des éons que tout a déjà été tenté, tout a déjà été fait, et que rien de ce que vous pourriez entreprendre n’aura la moindre importance face à l’infinité du passé de l’espèce humaine.

Depuis, les publications se sont enchaînées, l’auteur parvenant de mieux en mieux à adapter sa prose au format roi de notre époque, le roman.
 Il faut en effet reconnaître que l’écriture de Matthew Hughes est particulièrement accordée au format court des nouvelles. Heureusement, il a su éviter le piège du roman fait de nouvelles artificiellement liées entre elle, un défaut très anglo-saxon d’ailleurs.

Ainsi nous lûmes, aimâmes et éditâmes son premier roman sorti directement en grand format chez TOR, une référence ! Messieurs, mesdames, je vous présente Le Brillion noir :

 Voici la couverture originale de Tom Kidd,

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et ici, celle de Caza

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Le héros de ce roman, Luff Imbry, est un voleur de haut vol, raffiné, associé bien sûr avec un détective droit comme la justice. Ce roman d’enquête cache cependant un enjeu très important pour la Vieille Terre et dévoile le concept de Noösphère, ou comment accéder à l’inconscient collectif de l’humanité – attention, car c’est très dangereux.
Quant au Brillion, apprenez qu’il s’agit d’un matériau incroyable, inconnu de nos jours puisqu’il est issu des déchets enfouis des civilisations des ères précédentes. Magnifique idée, non ?
Mais voilà que je vous parle d’enjeux et d’intrigue sans vous fournir d’échantillons de l’écriture de Matthew Hughes ! Voici donc quelques phrases, traduites en français par Patrick Dusoulier. Histoire de juger sur pièces :

« Je n’ose imaginer qu’une contribution discrète puisse vous persuader de regarder un instant dans une autre direction, tandis que je m’engagerai accidentellement dans ce couloir ? »
 (Brillion noir, p. 10-11)

« Derrière la draperie, les passagers de première classe se prélassaient avec insouciance, libérés de la préoccupation embarrassante de savoir que, tout près d’eux, leurs frères humains étaient entassés dans des sièges spécifiquement conçus pour recevoir des nains squelettiques. » 
(Brillion noir, p. 15)

« Libre à vous de croire que la simplicité de vos opinions leur confère de l’élégance. Je ne vous rejoins pas sur ce point. »
 (Brillion noir, p. 64)

« Vous venez à peine de découvrir les profondeurs de votre ignorance, et vous voilà pourtant prêt à en faire les fondations d’une immense tour d’assurance. »
 (Brillion noir, p. 206)

Et enfin, une devise digne de nos Shadoks :

« Les meilleurs problèmes sont ceux qu’on n’a pas besoin d’affronter. »
 (Brillion noir, p. 226)

Hélas ! notre édition ne trouva pas le chemin du public, nous décidâmes donc de changer de public. Mais ce dernier projet n’a pas encore abouti, pour des raisons de logistique. Nous avons donc essayé la stratégie de l’acharnement et publié un roman plus récent de Matthew, encore plus abouti et dans lequel apparaissait ce qui devait devenir son personnage fétiche, le discriminateur Henghis Hapthorn.
 Ce roman s’appelle Majestrum, et c’est un beau titre.

Voici la couverture originale de Tom Kidd,

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et voici, la couverture d’Amandine Labarreimage006

Dans ce nouveau roman, Matthew Hughes introduit une nouvelle grande idée, qui lui fournira du carburant jusqu’à la fin de sa carrière. Voyez-vous, toutes ces histoires de magie ont un fondement, l’Univers tout entier balance régulièrement entre ère de rationalité et ère de magie.
Dans Majestrum, l’auteur met en scène le Sherlock Holmes (Henghis Hapthorn) de l’époque, confronté dans sa chair même aux prémices de l’arrivée prochaine de la magie.
 Non seulement son intégrateur (équivalent d’une IA) s’est métamorphosé en un familier typique de sorcier amateur de fruits exotiques, mais sa partie intuitive en a profité pour s’émanciper quelque part au fond de son crâne !
 Une situation personnelle qui résonne avec la lutte à mort entre des sorciers de l’ère précédente, mais leur heure n’est-elle pas revenue ?

À nouveau, je vous propose quelques extraits :

« C’était plutôt un de ces trous perdus qui, tout au long de l’histoire de la diaspora humaine, avaient attiré des groupes éprouvant quelques difficultés à concilier leurs croyances et leurs principes avec les attitudes plus tolérantes des grands mondes principaux. Pour certaines philosophies, la tolérance était tout simplement intolérable, et le seul recours pour leurs adeptes était de se retirer dans un coin peu fréquenté de l’univers, à moins qu’ils ne préfèrent se lancer dans une guerre suicidaire contre des voisins joyeusement païens et largement supérieurs en nombre. »
 (Majestrum, p. 62)

Et un auto-portrait rempli d’humilité de Henghis Hapthorn …

« En vérité, je n’avais pas d’amis et fort peu de collègues. Lorsqu’on est unique dans l’art de la discrimination, il faut s’attendre à un certain degré de solitude dans d’autres domaines de l’existence. Une vie passée à avoir toujours raison a tendance à atténuer votre charme en société, surtout parmi ceux qui préfèrent conserver la bulle de leurs diverses illusions à bonne distance d’une intelligence pénétrante et acérée. » 
(Majestrum, p. 127-128)

Après tout ça, une petite remarque s’impose, rares sont les romans capables d’atteindre tous les publics. Les œuvres de Matthew Hughes ne font pas exception, j’irai même jusqu’à dire que Matthew Hughes ne s’adresse pas à tous les lecteurs. 
Ses victimes se rencontrent essentiellement parmi ceux qui apprécient l’humour anglais, l’absurde et qui n’ont rien contre le minimum de gymnastique intellectuelle nécessaire pour apprécier le relativisme culturel fondateur de l’univers de Matthew Hughes.

À côté des bancs d’écrivains en formation serrée navigue un petit poisson bien solitaire qui contribue puissamment à l’originalité du genre. 
Matthew Hughes a obtenu la reconnaissance de ses pairs, ne manque plus que la vôtre !

Alain Kattnig – Fan

Comment choisissez-vous vos livres ?

Il existe de multiples moyens en cette ère connectée de choisir ses livres, même s’il me semble que les recommandations d’amis restent très importantes (amis numériques inclus !). Pour autant il est bien rare que l’on achète un livre sans se renseigner un minimum, lire la quatrième de couverture, s’assurer que le thème nous convient.

Pourtant parfois il vous arrive de regretter de savoir que votre livre, disons de SF, parle du contact avec des extra-terrestres. Car vous auriez aimé être surpris, en effet vous aimez les histoires de Premier Contact… mais vous aimez aussi ne pas avoir à l’attendre et à trouver le temps long car vous savez que cela va arriver !

Pourquoi vous dis-je tout ça ? Eh bien parce que j’ai eu la chance de lire récemment un tel livre à surprise, car dans le métier d’éditeur il est dorénavant plus rapide d’entamer un livre plutôt que de rassembler des informations à son sujet.
Et comme je ne suis pas chien, je suis prêt à partager ma surprise avec vous, enfin moi et toute l’équipe de L’Atalante, car voyez-vous je n’ai pas été le seul surpris, ce qui nous a conduit à vous en faire profiter.

Parce qu’on adore être surpris. Pas vous ?

Aussi, lorsque ce livre arrivera, traduit par nos soins en bon français™, surtout NE LISEZ RIEN à son sujet, faites-moi confiance et procurez-vous-le à l’aveugle, vous pourrez toujours plus tard m’agonir d’injures sous ce billet si ça ne vous a pas plu !

Bon, si vraiment vous insistez, je peux partager avec vous la couverture anglaise du livre, une jolie petite fille de dos sur un fond jaune… ça ne vous avance pas beaucoup, non ?

TheGirlÀ l’extrême limite, je peux aussi vous orienter vers une vidéo de présentation réalisée par l’éditeur anglais.

Enfin, si mes maigres arguments (j’en suis fort conscient) vous laissent toujours de marbre, voici un tout petit minuscule résumé :

Mélanie est une petite fille très spéciale.
Le Docteur Caldwell l’appelle « notre petite surdouée ».

Tous les jours, Mélanie attend dans sa cellule qu’on vienne la chercher pour l’amener en classe. Quand ils viennent, le Sergent garde son révolver pointé sur elle pendant que deux de ses hommes l’attachent sur une chaise roulante.
Mélanie pense qu’ils ne l’aiment pas.
Elle leur dit en plaisantant qu’elle ne mord pas, mais ça ne les fait pas rire.

Mélanie adore l’école. Elle aime découvrir de nouveaux mots, faire des calculs et apprendre tout ce qu’elle peut du monde extérieur en classe et dans sa cellule. Elle dit souvent à sa professeur préférée tout ce qu’elle fera quand elle sera grande. Mélanie ne sait pas pourquoi cela rend Melle Justineau triste.

Là, j’ai vraiment fait le maximum. Si vous allez plus loin, vous découvrirez la première surprise, et alors il ne vous en restera plus qu’une, dommage non ?

Alain Kattnig