Un cadeau à offrir aux fans de QuanTika

Vous le savez peut-être déjà, mais en plus d’être un auteur talentueux, Laurence Suhner est aussi une illustratrice aux doigts de fées.

Dans sa trilogie, QuantiKa, composée de trois tomes : Vestiges, L’Ouvreur des Chemins et Origines, l’auteur suisse vous a fait découvrir et succombé à l’univers majestueux de la planète boule de neige : Gemma. Si vous êtes fans ou si vous avez tout simplement apprécié l’histoire, cette dernière a quelque chose de tout à fait inédit à vous proposer.

Des illustrations de QuantiKa faites sur-mesure.

La concept est simple : vous choisissez un extrait de votre choix dans l’un des trois tomes de la trilogie et Laurence Suhner l’illustre.

Pour vous mettre l’eau à la bouche, si ce n’est pas déjà le cas, voici quelques illustrations.

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Vous pouvez en trouver plus sur son site internet ou sur son compte Instagram : laurencequantika.

L’artiste devrait commencé à répondre aux commandes début mars mais en attendant, pour toutes questions, voici son adresse e-mail : info@quantika-sf.com

Bleu Argent : du nouveau dans l’univers du Melkine

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L’univers du Melkine appelé Expansion comprend des dizaines ou des centaines de mondes habités, chacun avec des particularités culturelles différentes. La trilogie en exploitait quelques-uns à travers des nouvelles et Bleu Argent permet d’approfondir ce qui n’était que survolé.
Dans le tome 1, le nom de Poéia est évoqué au détour d’une phrase, quand on découvre ses Déclameurs. Je ne savais même pas de quoi il retournait. En revanche, je me doutais que ce peuple avait un rapport avec les contes, les récits et les légendes.
L’idée de Bleu Argent est née avec Théo, dans le deuxième tome, quand il raconte l’histoire du Roi et du dragon autour de l’immortalité. J’ai eu du plaisir à composer ce récit et je voulais prolonger cette expérience. Poéia devenait alors le monde idéal où jouer avec les contes.
Ensuite, tout le temps de la trilogie, j’avais tant de fois mis en scène des adolescents sur le point d’embarquer sur le Melkine qu’on me suggérait d’en faire un roman où ils seraient les héros. Quand le décor de ces alliances enchâssées m’est venu en tête, j’avais trouvé le lieu pour l’histoire.Je désirais exploser tous les budgets et proposer un endroit plus merveilleux encore que le Melkine.
Un monde qu’un lecteur voudrait explorer et qui semblerait sans limites tout en bouleversant ses repères et changeant ses habitudes. Poéia est un univers de lumière et de couleurs avec ses parts de mystère et d’ombres. Comme dans les contes.
J’ai aussi pensé aux lecteurs de la trilogie en apportant des pièces supplémentaires dans la compréhension de l’Expansion. On y découvre le passé d’un des personnages du tome 1, mais surtout une autre manière de raconter l’histoire de l’Humanité depuis son départ de la Terre. C’est une interprétation (puisqu’il n’existe plus aucun témoin direct), mais une interprétation plus riche et plus sensible que le cours donné sur le navire.
Enfin, comme avec la Trilogie, le désir des étoiles et la quête de vérité sont les moteurs essentiels de Bleu Argent. Si le Melkine est un héros, ce n’est pas parce qu’il est un navire spatial, mais parce qu’il incarne un rêve fondamental et que c’est une manifestation de liberté pour tout jeune (garçon ou fille, et je tenais particulièrement à ce dernier point) qui ne se contente pas des règles que la société lui impose. Cependant, cette liberté s’acquiert non par la violence, mais par l’intelligence et elle constitue une source de joie incomparable.

 

Olivier Paquet

Melkine Mort du MelkineEsprit du Melkine

La Quête des pierres de Luet, La Pierre d’Etlal

Je me souviens encore du jour où j’ai eu l’idée de « La quête des Livres-Monde », c’était en mai 2007. Une idée assez sommaire, au départ : des ados qui ont des ailes dans le dos, et qui trouvent retrouver des livres cachés sur Terre afin de recréer une planète disparue.

Quelques lignes seulement, une trame à peine tissée, et pourtant tout était déjà là.Si, ce jour précis, j’avais su que ces héros en question, Zec et Eden, allaient vivre un tel destin, et m’entraîner avec eux dans une aventure aussi folle, je n’y aurais jamais cru.

Et pourtant nous voilà sept ans plus tard… La trilogie de La quête des Livres-Monde a vécu quelques péripéties avec son premier éditeur, mais a trouvé une maison solide et aimante pour s’y abriter, L’Atalante. C’est ainsi que Zec, Eden, Louis, Eyver, Léa et tous les autres ont pu se retrouver pour une dernière épreuve : celle narrée dans le tome 3, Le Livre du Temps.

Une dernière… vraiment ?

Le jour où j’ai écrit le mot fin une fois la trilogie achevée, c’était, pour moi, réellement la fin. Cette quête qui avait tenu en haleine des milliers de lecteurs arrivait à son terme et j’en étais soulagée, parce que pendant longtemps j’avais cru que ce dernier tome ne verrait jamais le jour. Et pourtant… Pourtant, il y avait vous, les lecteurs, qui veniez me voir en salon pour me parler de votre attachement à ces personnages que vous aviez appris à connaître au fil de la trilogie et qui réclamiez une suite. Et sur mon blog, et sur Facebook, et sur Twitter, j’étais cernée.

Alors, certainement que, sous ce déferlement de demandes, mon cerveau s’est remis en marche à mon insu, et a cherché comment faire revenir Zec et Eden, et un jour l’idée a jailli. Je me souviens en avoir parlé à Mireille Rivalland l’année dernière, à cette période à peu près, et, ne voyant rien venir, c’est elle qui l’été suivant m’a demandé de m’y mettre. Dès que mon emploi du temps l’a permis, j’ai renoué avec l’univers que j’avais créé quelques années plus tôt, et surtout avec Zec, Eden et Louis. Ce furent comme de belles retrouvailles, émouvantes. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point ils m’avaient manqué, eux aussi.

Résultat, une nouvelle trilogie est née ! En voici déjà le premier tome, sept ans après que carina_rozenfeld_couverture_v2l’étincelle de l’idée de Chébérith m’est venue. Un bel anniversaire, n’est-ce pas ? Volontairement, j’ai repris l’idée d’une quête, pour garder un écho avec la première trilogie. Une nouvelle aventure, qui ne se passe plus sur Terre cette fois. Un mystère, des indices, cinq pierres de Luet à retrouver… et Zec, Eden et Louis décidés, à nouveau, à résoudre toutes les énigmes que ces pierres tombées d’une lune vont mettre sur leur chemin.

Alors, êtes-vous prêts à les suivre dans cette nouvelle aventure, et à sauver le monde une fois de plus ? La Pierre d’Etlal, le premier tome de « La Quête des pierres de Luet » n’attend que vous, ainsi que Zec, Eden, Louis, Eyver, Lodan, Riguel et de nombreux nouveaux personnages…

Bon voyage sur Chébérith.

Carina Rozenfeld

Dresseur de fantômes

dresseur-de-fantomes_v2.inddOn entend parfois parler de romans inspirés à leur auteur par un rêve. C’est à un cauchemar que je dois Dresseur de fantômes. Un cauchemar dans lequel je me retrouvais flottant au-dessus de mon lit, désincarnée, devenue invisible aux yeux de tous, et qui me laissa une impression de panique si grande à mon réveil qu’il resta là, filigrane sur mes pensées, pendant plusieurs jours. Les personnages de Valentine et Théophras Werenfeld naquirent peu de temps après, déjà indissociables l’un de l’autre. La première, aventurière fière et indépendante, voit son destin se briser le jour où le mystérieux Collectionneur l’empoisonne, la réduisant ainsi à l’état de fantôme. Théophras, son compagnon, devient le seul à pouvoir la voir et l’entendre. Pour ce couple qui se retrouve privé de contact physique, de réalité, commence alors une quête de vérité et de vengeance qui les mènera aux quatre coins du globe.

À mesure que la trame de l’histoire se dessinait, venait en même temps l’esquisse d’un univers complet. Dresseur de Fantômes a été pour moi l’occasion de mélanger des inspirations qui, au premier abord, ne semblaient pas exactement coller les unes aux autres… En toile de fond, il y avait cet univers rétro-futuriste, remodelé par une série de catastrophes inexpliquées, où l’électricité a déserté certaines parties du globe ; mélange d’influences steampunk et barjavelienne – Ravage compte parmi les lectures les plus marquantes dont je me souvienne. Puis, progressivement, d’autres éléments se sont greffés à ce paysage imaginaire : des cités aériennes, un gigantesque bateau à aubes, un cirque volant… Ou comment réunir des sources d’inspiration aussi diverses que les films de Miyazaki, Tom Sawyer et la piste aux étoiles du Cristal qui Songe de Sturgeon. Le plus étonnant ? Au fil des pages, les pièces s’assemblaient, le puzzle prenait forme. La frégate Odorante et l’AéroCircus devenaient aussi importants à mes yeux que les personnages, et quelque chose d’intrigant commençait à se dégager de ce patchwork, tandis que je découvrais le sentiment grisant d’avoir enfin mis les pieds sur « mon » monde. Et aujourd’hui, je n’ai qu’une hâte : y retourner !

Camille Brissot

Narcogenèse est un roman terrifiant… par Anne Larue

Narcogenèse est un roman terrifiant, étouffant. Sa force tient à la fois à sa qualité d’écriture et à la puissance de ses références, qui nous hantent dans l’arrière-fond du texte : Hoffmann et son épouvantable conte du marchand de sable, mais aussi Ubik. Vous avez aimé Hoffmann et Philip K. Dick, vous aimerez Anne Fakhouri.

Le « Grand Lustucru » qui passe, chanté par Colette Magny à la voix si étrangement basse, mange « crus tous vifs, sans pain ni beurre, tous les petits gars qui ne dorment pas » – « petits gars » au sens de « guys », car filles et garçons sont sa proie. Mais le marchand de sable est encore pire quand il s’attaque aux enfants qui dorment. Il est si puissant qu’il peut les projeter dans le coma. Il les viole, il les torture, il les tue. Le moindre sommeil leur est fatal. Il est l’Homme Noir des cauchemars, cette instance psychique destructrice dont parle Clarissa Pinkola-Estes dans Femmes qui courent avec les loup/ves. Il est celui contre personne ne semble pouvoir lutter.

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