Ne vous laissez pas intimider ! (Avant-garde de Jack Campbell)

C’est certain, une série forte de douze tomes (La Flotte perdue) associée à une série parallèle comprenant aujourd’hui quatre tomes (Étoiles perdues) a de quoi intimider.

    

Si vous faites partie des lecteurs qui attendent la fin d’une séquence de livres pour vous lancer, je ne peux que dire : c’est le moment !
Pour les autres, les intimidés, rejouissez-vous, l’auteur vous a réservé un beau marchepied, une entrée en douceur dans son univers … une préquelle.

L’occasion de découvrir son univers graduellement puisque cette nouvelle série se situe au moment où l’Humanité explose vers les étoiles. Cette époque où la Terre renonce à son magistère et où la colonisation prend une tournure… anarchique, émaillée de nombreux conflits.Avant la constitution des deux empires ou alliances que nous connaissons bien dans « La Flotte perdue », certaines des nouvelles colonies, éloignées de la Terre mère, cèdent donc à la tentation impériale à l’intérieur et à l’extérieur de leurs frontières.

Quoi de plus tentant que de faire main basse sur ces vaisseaux remplis de matériel de colonisation et de colons rackettables ? Et, une fois constituées, ces colonies n’ont-elles pas besoin d’une protection, d’un véritable leader et d’une organisation politique ?

Quelle tentation pour tous ces futurs petits potentats locaux à qui l’absence de loi a donné des ailes.

Nous voici donc dans un contexte d’anarchie comme on n’en a plus connu depuis des siècles sur Terre. On y fait la connaissance des premiers anticorps de ce nouveau Far West ; des gens qui ne se sentent pas utiles ou valorisés sur Terre et qui cherchent un sens à leur vie. Aspirés par les conflits qui se multiplient sur leur chemin, ils montreront que volonté, débrouillardise et abnégation permettent d’allumer des contre-feux à cette épidémie d’empires autoritaires.

On trouvera parmi eux un lointain ascendant de notre Black Jack Geary, officier junior de la flotte terrienne, une ancienne Marine décidée à ne plus s’en laisser conter, un politicien déchu et repentant ainsi qu’une ancienne administratrice aux prises avec la réputation détestable de sa planète d’origine : Mars.

Oubliez les guerres entre puissantes flottes de rutilants vaisseaux spatiaux, voici des guerres plus… personnelles. Quand on n’a qu’un vaisseau, qu’une ville, que quelques soldats, chaque perte porte un nom.

Alain

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