De l’originalité en Fantasy avec Le Fils de L’Acier Noir de Larry Correia

Larry Correia, vous connaissez ? Nous l’avons déjà accueilli dans nos éditions pour une très remarquée série Aventure/Uchronie/Fantasy Urbaine/Super-Héros appelée « Les Chroniques du Grimnoir ».
Et bien l’individu en question, non content d’avoir atteint reconnaissance et listes de best-sellers outre-Atlantique dans ce domaine, prend le risque d’attaquer le domaine archi-saturé qu’est aujourd’hui la fantasy.
Pure folie si vous voulez mon avis, tellement ce territoire là est à la fois labouré et déjà habité de nombreux chefs-d’œuvre.
Si j’osais, je lui ferais quelques recommandations, d’ailleurs je vous invite également à le faire dans les commentaires, voire directement auprès de vos auteurs préférés, pourquoi pas ?

O.R.I.G.I.N.A.L : Je ne sais pas vous mais personnellement je mélange un peu tout à force de me farcir à chaque nouvelle série un tout nouvel univers… mais est-ce toujours absolument nécessaire ? Car quand les univers se ressemblent, à quoi bon ?
À ce compte-là autant faire comme Guy Gavriel Kay et reprendre l’histoire réelle sans le poids de la véracité historique. Ou alors sortir du paradigme médiéval-magique-dongeon&dragon. Un tel processus est déjà un peu à l’œuvre, par exemple dans la flintlock fantasy où est introduit l’usage des armes à feu. Notez tout de même la modestie de l’innovation…
Et puis tant qu’à faire pourquoi ne pas revenir aux racines de la fantasy... qui est un genre issu et publié historiquement en tant que science-fiction, souvenez-vous-en !
Tenez, prenez un des chefs-d’œuvre de Zelazny, Seigneur de Lumière, ne s’agit-il pas apparemment d’une fantasy ?
Des dieux, un univers médievalisant et de la magie : la signature de la fantasy. Mais comment y mettre l’intensité qu’y a mis Zelazny sans l’inscrire dans un futur possible ? Comment se sentir concerné par ces humains ne vivant même pas dans le même univers que nous ? Alors que si ces humains sont nos possibles descendants… ça change tout !
D’où mon prochain point :
C.O.N.N.E.X.I.O.N : Le trop plein d’univers que nous avons connu depuis Tolkien et l’imprégnation du grand public au travers des écrans me semblent avoir eu la peau du vertige de la découverte d’un autre monde.
La solution de l’originalité évoquée ci-dessus peut bien entendu faire l’affaire, mais faudra frapper fort. Tenez comme dans « Le Cycle des Démons » de Peter V. Brett où des démons émergent toutes les nuits de la terre, mais ce genre de roman reste l’exception plutôt que la règle.

L’Homme-Rune de Peter V. Brett Milady/Bragelonne

L’autre solution est de parvenir à impliquer le lecteur en le connectant personnellement au récit. C’est-à-dire de lui parler, de lui et de son avenir, son passé et son présent étant déjà couverts par d’autres domaines de la fiction.

N’est-ce pas la feuille de route de notre bonne vieille science-fiction ?

Remarquez que cette formule fonctionne à merveille au cinéma et dans la littérature jeunesse qui vendent à tour de bras des univers de SF. Et si de nos jours cette formule ne fonctionne pas aussi bien en Littérature, c’est un autre sujet. Et rien n’empêche son retour, un retour d’ailleurs déjà présent au travers d’œuvres commises par des auteurs périphériques au genre lui-même. Ce sont les Bernard Weber avec Les Fourmis, Andy Weir avec Seul sur Mars, Hugh Howey avec Silo. Ils se caractérisent par la non-prise en compte du corpus pré-existant de la science-fiction. Peut-être est-ce la voie ? Un siècle de tradition de SF est peut-être trop lourd à porter ?

D’ailleurs, sans nous vanter, les éditions L’Atalante ont déjà accueilli une telle fantasy science-fictionnelle avec la série « Le Sang des 7 Rois ».
A.C.T.I.O.N : Tous les Meneurs de Jeu de Rôle vous le diront, quand l’intérêt n’est plus là, quand les joueurs/lecteurs commencent à s’ennuyer, rien de tel qu’une bonne séquence d’action. Quand votre vie (certes fictive) est en jeu, votre cerveau reptilien prend les commandes et bannit les états d’âmes. Bien entendu tout type d’action, y compris purement psychologique, peut faire l’affaire, ce qui compte est qu’il y ait de l’enjeu et de la tension bon sang !

Permettez-moi donc d’étendre cette recommandation à la littérature de (mauvais) genre.

R.É.S.U.L.T.A.T : Ayant lu Le fils de l’acier noir je puis l’évaluer à l’aune de cette toute personnelle feuille de route.
Alors concernant l’action, rien à dire, c’est la signature de Larry Correia que de produire des histoires à fort taux d’adrénaline. Celui-ci ne fera clairement pas exception. Et c’est tant mieux !
Mais il s’agissait peut-être du commandement le plus facile à remplir, qu’en est-il des autres critères ?
Passons directement au critère le plus éloigné, apparemment, de cette fantasy : quelle connexion pourrions nous avoir avec des êtres humains vivant dans l’univers bizarre du fils de l’épée noire ? Apparemment aucune mais, et je parle sans aucune information exclusive, la mythologie évoquée par l’auteur parle bien d’un Dieu responsable de l’éviction des démons de toute terre émergée.
Bizarre n’est-ce pas ?
Cela sous-entend, en tous cas moi je l’entends ainsi, que l’Humanité n’est pas native de ce lieu. De même vous apprendrez à cette lecture que l’Acier Noir est une relique d’un Âge lointain et que les secrets de sa fabrication ont disparu.
Or l’Acier Noir a un rôle considérable dans ce monde, car il y a deux types de guerriers : ceux qui possèdent une lame d’Acier Noir et les autres…

Seules ces lames sont en effet capables d’entamer l’impénétrable peau des Démons qui enfreignent parfois l’antique partage Terre/Mer de l’origine du monde.
Ces éléments ne vous font-ils pas furieusement penser à des hommes jadis débarqués d’un vaisseau spatial ? De la pure science-fiction quoi ! L’avenir nous le dira.
Reste l’originalité, là pas de doutes. Le début est de ce point de vue fracassant, notre héros, Ashock, est simplement le meilleur guerrier du monde connu. Il ne connaît pas la peur, la pitié lui est étrangère puisqu’il respecte et fait respecter scrupuleusement la Loi et que la Loi est parfaite ; par définition.

Bizarre non ? On dirait un Paladin directement issu de Donjons&Dragons, mais ces types là ne peuvent exister ! Je vous rassure, la vérité est encore plus étrange et Ashock se révèlera être un héros tragique.

Je vous laisse judge

Alain Kattnig

Cœurs d’acier

Les Hommes iront dans l’Espace, pour de vrai, un jour

Mais il n’y a aucune raison qu’ils n’y apportent pas leurs petits travers, comme celui de se mettre régulièrement sur la figure. C’est pourquoi certains ont imaginé un futur de feu nucléaire, de lasers, masers et autres grasers.

 

 

 

 

L’Atalante abrite d’ailleurs un certain nombre d’entre eux, chacun avec sa propre voix.

Ainsi, si la géopolitique vous intéresse, n’hésitez pas à investir la série « Honor Harrington » de David Weber dans laquelle il recrée l’affrontement entre l’Angleterre et la France napoléonienne.
Si vous avez envie d’aller voir sous le capot le fonctionnement d’une communauté d’êtres humains engagés pour en tuer d’autres, alors allez voir du côté de Jack Campbell. De gigantesques vaisseaux y virevoltent, propulsés par du courage, de l’amitié, de la vengeance mais aussi du carriérisme ou de la trahison. Vous y vivrez les conséquences d’une guerre trop longue et d’une morale sacrifiée.

Si vous cherchez plus de légèreté, alors allez plutôt voir du côté de chez John Scalzi, sa prose humoristique vous charmera tout en vous embarquant malgré vous sur un terrain glissant : A-t-on le droit de buter les aliens, étant donné qu’ils ne sont pas humains ? Qui est-on quand on endosse un corps différent (vert) ?  Que nous doit la personne qui occupe le corps de son épouse décédée ? La survie de l’espèce du singe sans poil prime-t-elle tout autre droit ?

Enfin, si vous aimez la trouille, la lâcheté, euh… pardon, la furtivité et les combats désespérément inégaux, plongez-vous dans notre nouvel auteur cajun, Paul Honsinger. Celui-ci vous fera vivre le quotidien de quelques centaines d’hommes enfermés dans une boîte de métal noire à l’affût des rares photons trahissant la présence d’autres vaisseaux à l’affût…

Car ce vaisseau est un peu l’équivalent de nos anciens sous-marins, petit, fragile et surclassé. Mais qu’il parvienne à lâcher un de ses missiles par surprise dans le défaut de la cuirasse et KABOOOOMMMM !

Et qu’importe la taille de l’adversaire 😉

Une guerre de lâche, me direz-vous. Sans doute, mais c’est le prix de la survie, car, ne le répétez pas aux médias défaitistes, l’Humanité est en train de perdre cette guerre.

Un second tome vient de sortir dans lequel le capitaine Maxime Robichaux devra affronter toute une flotte krag … avec l’aide des meilleurs penseurs du conflit : toujours faire voir à l’ennemi ce qu’il a envie de croire.

 

Le second tome 😉

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain Kattnig

 

P.S. Et pour les Bisounours parmi nous qui ne croient pas en la guerre, n’oubliez pas notre chef-d’œuvre pacifiste : L’Espace d’un an.

 

​L’espace d’un An : « Famille signifie que personne ne doit être abandonné, ni oublié », Becky Chambers avec l’aide de Lilo&Stitch

La SF moderne, post age d’or n’est guère optimiste, je vous en avais parlé déjà, radoté ? Peut-être bien 😉
En témoigne aujourd’hui l’incroyable mode de la dystopie qui déferle sur la littérature jeunesse et le cinéma.
Qu’il est loin le temps de 2001 l’odyssée de l’espace  ! Aujourd’hui un film comme Interstellar se place dans un contexte de fin du monde écologique ;-( et n’oublions pas Matrix où l’humanité a déjà perdu !


Ne résistent guère que les SF alimentées au canon à plasma et aux missiles à anti-matière, mais c’est une autre histoire.
Aujourd’hui nous parlerons plutôt des exceptions, des livres et des auteurs qui résistent à la morosité, avec bien sûr un regard particulier sur nos propres auteurs. Nous ne pouvons pas tout lire non plus.

Bien entendu l’archétype de ce type de livre est le très Age d’Or Grand Central Arena, mais ce n’est pas sport, il a été créé explicitement en ce sens ! Et puis cela fait longtemps qu’on  vous en parle !
D’ailleurs merci de la réception que vous lui avez faite, car la suite est dans les tuyaux !

Depuis vous avez eu droit à une petite pépite inclassable, le très oriental Inspecteur Zhen et la traite des âmes qui explore lui aussi le futur de façon non-caricaturale.
Oui, non-caricatural est bien le terme que je recherchais. D’ailleurs, est-ce un hasard que Zhen vive dans une société asiatique ? Peu probable, notre avenir est asiatique, Barack Obama n’y a-t-il pas orienté toute sa politique étrangère ?
Et cette SF optimiste que j’appelle de mes vœux vient maintenant de Chine, nos amis chinois, issus d’une société plus optimiste que la nôtre, ont même remporté le Hugo 2015 avec un roman récemment sorti : « Le problème à trois corps » de Cixin Liu.le-probleme-a-trois-corpsVivant dans la société la plus pessimiste du monde, il n’est pas étonnant que nos auteurs indigènes ne figurent pas massivement dans ce sujet. Nous avons néanmoins abrité les œuvres de Roland Wagner, le chantre des futurs non-violents !
Pire encore, le principal pays pourvoyeur de positivité en Science-Fiction s’est mis lui aussi à douter de son destin, les États-Unis ne sont définitivement plus ce qu’ils étaient …
L’assurance monolithique des bienfaits du Progrès et de sa Propagation dans tout l’Univers au bout de Phalliques fusées a disparu avec l’adolescence du genre et je crois que c’est heureux.

Car il y a d’autres moyens de célébrer le futur sans ces oripeaux. Peut-être simplement en y écrivant des histoires utilisant un univers riche sans essayer de le sauver, de le promouvoir ou souvent de le dénoncer !
N’est-ce pas la feuille de route d’un auteur oublié ? Le très Vancien Matthew Hughes dont je vous conseille la lecture sans restriction aucune.
Et ce n’est pas si facile qu’il y paraît, sinon nous aurions plus de Roland Wagner et de Matthew Hughes. Paradoxalement parlant l’écrivain de SF n’est-t-il pas enchaîné au présent ?
C’est pourquoi quand de nouvelles voix apparaissent et brisent un moule inconscient, il faut le saluer. Surtout quand ce sont vos serviteurs qui se font les porte-voix 😉 … en toute modestie  bien évidemment.
Je vous annonce donc un livre qui correspond à l’oiseau rare que je viens de vous dépeindre.

Un livre qui vous fera du bien … Un livre avec des gens dedans, pas des héros, des gens ordinaires plongés dans une société multi espèces forcément complexe dans laquelle les humains font plutôt pâle figure. Un univers qui n’est pas sans horreurs, ne serait-ce qu’en raison de l’inévitable relativisme dû aux différentes biologies des espèces pensantes.
Un livre qui, loin des convulsions militaires, met en scène l’équipage d’un vaisseau utilitaire chargé de percer des raccourcis dans l’espace-temps. Un boulot incroyable à nos yeux mais pas très prestigieux en ce lointain futur.

Qu’importe ! À l’aventure ! Découvrez ce lointain univers si exotique au travers de la très jeune et très naïve martienne Rosemarie (genre Homo Sapiens) en rupture de ban et à la recherche d’une nouvelle … famille finalement.

Elle a de la chance car, un vaisseau, quand son capitaine n’est pas un psychopathe, c’est un peu ça.

Et si vous trouvez que votre famille est compliquée, allez tâter un peu de celle-ci, une dizaine d’extra-terrestres différents, une Intelligence Artificielle pas si artificielle que ça et des ennuis personnels à la pelle !
D’aucuns diront que de tels brassages de cultures, de races et d’éducation ne peut que conduire à la catastrophe. Et si …

Et si il suffisait d’enfermer tout ce petit monde dans une boîte de ferraille pendant des mois autour d’un but commun (faire des trous dans le vide …) pour régler plein de choses ?

On peut toujours rêver, rêver d’un avenir meilleur.

Et ça fait tellement du bien.

Ne manquez pas les romans de Becky Chambers !

« Famille signifie que personne ne doit être abandonné, ni oublié ». Lilo&Stitch

Alain Kattnig

« La Terre du Magicien » de Lev Grossman : oyez, oyez, la fin de la trilogie des Magiciens !

Nous venons d’achever l’édition de la trilogie complète de la série des « Magiciens » de Lev Grossman.

C’est un événement !

Qu’il soit su partout en France et au royaume de Navarre que l’histoire entamée par Quentin dans  Les Magiciens est aujourd’hui complète.

couverturesToi, ami lecteur, qui cherche la garantie de lire une histoire complète ou toi qui n’aurais pas su que le destin de Quentin s’étendait sur plusieurs volumes, plus rien ne peut plus retenir ta lecture !

Et l’ambition de l’auteur que de marier la littérature classique avec l’Imaginaire a su durer, pas de panne d’imagination, pas de simple exploitation de l’univers déjà créé.
Non, Lev Grossman a constamment bousculé son lecteur, ne serait-ce que par son postulat de départ qui était tout simplement de traiter littérairement de l’Imaginaire.

En effet, Lev Grossman fait partie de ces auteurs « classiques », de plus en plus nombreux, qui ont grandi avec l’Imaginaire et ne l’ont pas renié une fois « grands ». Ces auteurs amènent certes les travers du classicisme avec eux, mais également une attention à l’écriture qui n’est pas la marque de fabrique du genre.

Lorsque le mariage est réussi vous vous trouvez devant un monument : l’incroyable richesse de l’Imaginaire décuplée par des personnages et une écriture qui sortent des poncifs qui habillent parfois notre Imaginaire préféré.
Honnêtement, quel auteur aurait fait d’un apprenti-magicien un adolescent maladroit dont l’accession au pouvoir ne changera … rien à ce qu’il est ? Ni Magie, ni Argent (son pendant moderne) n’en sont capables.

Quentin

Et n’oubliez jamais que la Magie ne fait pas le bonheur. … à part celui des lecteurs ;-p

Alain Kattnig

Le Grand Livre de la Fin du Monde : « Extinction Game », Gary Gibson

… et tout finit par des livres. Comment pouvait-il en être autrement ? J’ai tenté dans les deux billets précédents de vous introduire à la fin des temps. La lecture de la Bible se faisant plus rare, l’Apocalypse doit bien s’abreuver à de nouvelles sources, non ?

Or Gary Gibson, l’auteur, trouvant peut-être que les efforts manifestés par ses collègues étaient insuffisants, a décidé d’écrire LE livre définitif sur le sujet.

⊕LE GRAND LIVRE DE LA FIN DU TEMPS⊕

Comme il est difficile de détruire plusieurs fois la même Terre, l’auteur a dû improviser. Il s’est appuyé sur l’idée à la mode chez les physiciens des univers qui ne cessent de se démultiplier. Il s’est alors mis joyeusement à nous inventer moult fins du monde – vous avez d’ailleurs déjà eu droit aux catastrophes cosmiques qui attendent notre planète ainsi qu’aux bactéries&virus prêts à festoyer sur nos restes.

Mais rassurez-vous, point de catalogues ici, tout juste un homme seul, Jerry, le dernier survivant de son espèce. Fin de l’histoire. Dix ans de solitude totale…
Lorsque apparaissent des traces de pas fraîches – impossible… –, toute l’Humanité n’a-t-elle pas été décimée par le virus « Moisson Rouge » ?
Et pourtant … Jerry était bien le dernier survivant sur Terre. Ce qu’il ignorait, c’est que sa Terre n’en est qu’une parmi d’autres…
Et Jerry a le profil idéal pour intégrer le corps des Éclaireurs au service d’une mystérieuse Autorité. Une Autorité qui dispose du moyen de franchir la barrière des mondes… Vous savez, comme dans « La longue Terre », de Pratchett & Baxter.Sauf que personne n’a demandé son avis à Jerry : « D’ailleurs, on ne te retient pas, tu peux retourner dans ta Terre morte, tu sais ! »
Convenez que l’accueil de l’Autorité n’est guère formidable. Mais comment refuser la chaleur du petit groupe d’Éclaireurs qu’elle a constitué ? peut-être même leur amour ? Et qui est cette Chloé qui l’embrasse subitement pour s’enfuir en pleurant ?

Partez avec Jerry explorer ces mondes mourants ou déjà morts, dans des quêtes énigmatiques et toujours très dangereuses. Expérimentez le frisson esthétique qu’évoquent ces mondes morts, ces mondes désertés par notre humanité ou habités par nos remplaçants.Mais la mort accompagne aussi les Éclaireurs, des amis chers ne reviendront jamais. Pourquoi ?

Trop de secrets entourent Jerry, des secrets qui tuent…

Merveille d’équilibre entre émotions, mystères, aventures et scènes spectaculaires, je recommande ce roman à tout lecteur.

Alain Kattnig