Bonjour à toutes et à tous.
Au sommaire de notre rendez-vous hebdomadaire :
- Des recueils de nouvelles de Jean-Claude Dunyach chez YouBoox
- Un changement dans notre calendrier de mise en ligne
Les recueils de nouvelles de Jean-Claude Dunyach chez YouBoox
Nous poursuivons la mise en ligne des recueils de nouvelles de Jean-Claude Dunyach chez notre partenaire YouBoox, qui profite de l’été pour faire peau neuve. La semaine dernière c’était Dix jours sans voir la mer [fiche L'Atalante] [fiche YouBoox] qui avait rejoint le catalogue en ligne, cette semaine c’est au tour de Déchiffrer la trame [fiche L'Atalante] [fiche YouBoox] de venir grossir les rangs de nos ouvrages disponibles en lecture gratuite.
Changement dans notre calendrier de mise en ligne
Dans de précédents billets, j’avais annoncé le lancement de notre offre numérique pour le 17 septembre de cette année si tout allait bien. Les choses ne vont pas mal mais pour faire les choses au mieux, nous préférons nous laisser deux semaines supplémentaires et différer ce lancement au 1er octobre.
Restez connectés !
Vivement le lancement du 1er Octobre, car sans vouloir faire injure à Youboox je constate que :
- C’est blindé de pub
- Les livres auxquels j’ai accédé ne sont que de simples scans d’assez mauvaise qualité.
- Les temps d’accès pour changer de page sont dignes des modems des années 90.
Bref le confort de lecture est très faible.
C’est tout juste bon pour lire le début d’un livre (et encore).
J’attend donc avec impatience des fichiers de qualités made in Atalante.
Au passage, vous ne m’oterez pas de l’idée que diffuser son catalogue à titre gratuit (même dans des conditions dégradées) est une erreur.
C’est bien connu, ce qui est gratuit ne vaut rien…
Bon courage pour les semaines à venir.
Merci pour votre confiance et votre enthousiasme, j’espère que notre travail ne décevra pas vos attentes.
Quant à Youboox, l’idée de proposer une plateforme de lecture où les auteurs étaient rémunérés par la publicité (d’où son abondance) nous paraissait intéressante à explorer. Je sais qu’ils travaillent sur une version avec abonnement et donc sans pub qui devrait être lancée prochainement.
Et merci encore pour vos encouragements.
Comme PPS, je ne comprends pas que les éditeurs ne lancent pas la totalité de leur catalogue au format numérique ! Pour le numérique décolle, ce n’est pas quelques recueilles de nouvelles gratuits, mais un catalogue digne de ce nom qu’il faut. Et à un prix raisonnable ou les éditeur, les auteurs et les lecteurs s’y retrouvent. Forcement vous y viendrez (ou vous disparaitrez !!
). Prenez le train en marche, ne suivez pas l’exemple des maisons de disques !!!
Bonsoir, Yogo.
Je m’explique. Pour en avoir beaucoup discuté avec des confrères qui ne pratiquent pourtant pas des prix outranciers, les ventes en format numérique ne sont pas mirobolantes, il ne faut pas rêver. Insuffisantes pour faire vivre les maisons d’édition avec les salaires à verser, les droits d’auteur à payer, assurer la continuité de parution des nouveautés tous les mois, payer les traductions et les droits d’acquisition des œuvres étrangères et j’en passe. Pour l’heure, le numérique d’un point de vue purement économique n’est qu’un complément, qui commence à prendre de l’importance, certes, mais qui, dans la majorité des cas (il y a toujours des exceptions) reste moins lucratif que le papier.
Pourquoi les éditeurs ne lancent-ils pas la totalité de leur catalogue en numérique ? Tout simplement parce que cela demande du temps et de l’argent. Et parce qu’une entreprise ne vit pas d’amour et d’eau fraîche
Vous dites que pour que le numérique décolle il faut un catalogue volumineux à des prix raisonnables, je suis d’accord avec vous sur le principe. Mais c’est toujours plus facile à dire qu’à faire. Alors, oui, nous avons choisi de numériser la majeure partie de notre fonds sur trois ans tout en numérisant les nouveautés à mesure qu’elles paraissent. Oui, nous allons pratiquer des prix qui nous semblent cohérents avec la rémunération que nous souhaitons proposer aux auteurs et aux traducteurs. Oui, nous étudions les différentes possibilités d’exploitation des œuvres au format numérique (et notre partenariat avec Youboox fait partie de cette démarche). Mais il faut bien comprendre que cela résulte d’un choix. Le choix des éditions L’Atalante de créer un poste, de m’embaucher avec tous les coûts que cela implique, et ce sans aucune garantie de retour sur investissement. Nous ne sommes pas les seuls dans cette démarche, simplement, je ne suis pas certain que tous les éditeurs souhaitent faire ce choix et je ne pense pas qu’ils disparaîtront, car pour assurer des revenus équivalents aux auteurs, traducteurs, éditeurs, il faudrait vendre deux à cinq fois plus de fichiers numériques que de livres papier, or on en vend en moyenne dix fois moins. Il y a certes des exceptions, mais les chiffre jouent pour le moment en défaveur du numérique (et, je le répète, je ne parle pas des éditeurs qui vendent plus cher leurs fichiers numériques que leurs livres papier).
Merci pour votre réponse.
Je comprend que cela prenne du temps et de l’argent… ! Et je salue l’initiative des éditions l’Atalante. Bien sur je ne m’attends pas à avoir l’ensemble des oeuvres d’ici la fin de la semaine. (Mais pas non plus dans 20 ans !!!)
Pourquoi les chiffrent jouent en défaveur du numérique parce que l’offre est loin d’être substantiel, Et que donc le nombre de e-reader est faible. Vous ne pouvez pas vendre ce vous ne produisez pas. On tourne un peu en rond, Et il vaudrait mieux qu’il y ait une offre légale, avant de voir vos livres numérisés et distribués illégalement. Aux Etats Unis et en Angleterre, la vente d’Ebooks décolle vraiment, pourquoi la France ne suivrait pas le même chemin ??? (http://www.ebouquin.fr/2012/08/28/amazon-les-ventes-debook-depassent-celle-de-livres-papiers-au-royaume-uni/)
Et si je me réfère (à votre interview ?) http://nantes-actu.info/content/le-geek-est-entr%C3%A9-dans-la-librairie, il faudra vendre entre 70 et 250 fichiers pour être remboursé de votre investissement. (Ce n’est pas beaucoup et en même temps trop pour des livres de SF, je le sais bien !) Aujourd’hui il faut vendre combien de livres papier pour obtenir le même résultat.
Bon courage pour la suite.
Bonjour,
Entre une semaine et 20 ans, nous avons choisi 3 ans, ce qui nous semble un délai raisonnable pour une numérisation complète de notre fonds et des nouveautés qui viennent grossir notre catalogue tous les mois.
Je suis d’accord avec vous que lecteurs et éditeurs jouent à « je te tiens tu me tiens par la barbichette » en attendant que l’autre agisse en premier. En effet, pourquoi s’équiper s’il n’y a pas de livres à acheter ? Et pourquoi faire des livres numériques si personne n’est équipé ? C’est donc bien pour les éditeurs de faire des choix forts et de s’engager dans le numérique en fonction de leurs moyens.
Pourquoi les ventes de livres numériques sont-elles plus fortes aux USA ? Parce que leur réseau de librairies physiques est malheureusement un vaste champ de ruines, d’une part. Et d’autre part, parce que les éditeurs américains ne fonctionnent presque que sur la nouveauté. Il est très difficile de trouver un livre de plus de deux ans ailleurs que chez un bouquiniste. En France, le prix unique du livre permet au réseau (bien plus dense qu’aux USA) de librairies indépendantes d’exister face aux enseignes de grande distribution.
Aussi, je pense que le numérique est une opportunité pour les éditeurs et les auteurs qui ont récupéré leurs droits de ressortir à moindre coût l’ensemble des œuvres qui ne sont plus forcément disponibles sur le marché du neuf.
Pour ce qui est dit dans l’interview (oui, il s’agit bien de la mienne) je précise que ici qu’il s’agit bien de l’investissement matériel, et non de l’investissement temps. Donc ces niveaux de vente nous permettent de nous rembourser, mais pas de me payer, ce qui, vous le comprendrez aisément, n’est pas viable à long terme.
D’autant que je souhaite pouvoir dégager un peu de budget pour mener quelques expérimentations sur des projets enrichis ou des éditions purement numériques. J’ai donc intérêt à ce que nous dépassions ces chiffres.
Merci en tout cas pour vos encouragements.
À vous lire.